• OK Jazz 1956

Ok Jazz

OK Jazz (devenu ensuite Tout Puissant OK Jazz) est un groupe de rumba congolaise, fondé par sept co-fondateurs (quatre kinois et trois brazzavillois) : François Luambo Makiadi dit Franco, Nicolas Bosuma alias «Dessoin», Lando Rossignol, Moniania Roitelet, Jean Serge Essous, Loubelo «De la Lune», Pandi Saturnin, le 6 juin 1956.

OK Jazz 1958

OK Jazz 1958

Musiciens tout au long des années 60 :

• Lutumba Simaro (Guitare, 1961)
• Léon “Bholen” Bombolo (Guitare)
• Hubert “Djeskin” Dihunga (Chant)
• Jean “Kwamy” Munsi (Chant, 1961)
• Verckys [Georges Kiamuangana] (Saxophone, 1963)
• Christophe Djali (Trompette, 1963)
• Henriette Borauzima (Chant, 1963)
• Dele Pedro (Saxophone, 1963)
• Michel Boyibanda (Chant, 1964)
• Lununa-Mbemba (1965)
• Mulamba Mujos (Chant, 1966)
• JeanPicollo” Tshamalla (Basse, 1966)
• Youlou Mabiala (Chant, 1966)
• Francis Bitshoumanou (Basse, 1966)
• Du Pool Jean Félix Pouéla (Conga, 1966)
• Mose Fanfan (Guitare, 1967)
• Checain Camille Lola (Chant, 1963)

Dates clés

  • 1957

    C’est la première défection au sein de l’«Ok Jazz» et de la Firme Loningisa. Après le départ des autres musiciens, «Ok Jazz» n’a qu’un seul chanteur, Vicky Longomba. Nino Malapet a signé un contrat d’accompagnement chez Loningisa et en même temps Edo Nganga et Célestin Kouka sont sollicités comme chanteurs.
  • 1959

    Au milieu de l’année 1959, les trois brazzavillois de l’«Ok jazz», Edo Ganga, Loubelo “De la Lune” et Célestin Kouka sont remplacés par les chanteurs Jean Munsi Kwamy et Joseph Mulamba, dit «Mujos».
  • 1960

    En janvier 1960, les principaux politiciens Congolais et les autorités Belges, organisent une table ronde à Bruxelles, du 20 Janvier au 20 février 1960, dans laquelle les modalités et la date de l’indépendance du Congo RD, seront décidées. Les dirigeants congolais de l’époque, expriment le désir d’avoir un orchestre national qui réunit les musiciens de deux grands orchestres, l’«Ok Jazz» et l’«African Jazz». Cette mission est confiée à Thomas Kanza, homme politique, diplomate, écrivain et premier universitaire du Congo-Kinshasa. Malheureusement, plusieurs problèmes se posent.
    «Ok Jazz» vient de perdre la moitié de son effectif quelque mois auparavant, suite au départ de tous les Brazzavillois de l’orchestre. Ensuite, les musiciens sont liés par contrat avec la firme Loningisa. La priorité pour eux, est donc de respecter les exigences de la firme, avant tout. Finalement François Luambo et le reste de l’orchestre déclinent l’offre. Armando Brazzos convainc un guitariste de rejoindre le groupe, afin de palier à son absence, il s’agit de Bolhen Bomolo. Vicky Longomba et Armando Brazzos, finissent par prendre leur responsabilité avec tous les risques qui en découlent, ce qui leur coûte à leur retour une suspension. Vicky Longomba perd son poste de président qui revient à François Luambo.
  • 1961

    Réintégration de Vicky Longomba et Armando Brazzos, dans l’«Ok Jazz». Lorsque ces deux musiciens regagnent le bercail, ils constatent avec beaucoup d’amertume que la nouvelle structure de l’orchestre ne leur réserve plus les avantages dont ils jouissaient en qualité de co-fondateurs. Déçu, Vicky Longomba crée alors le groupe «Negro-Succès», avec les guitaristes Armando Brazzos et Bombolo wa Lokole alias «Bolhen».
  • 1962

    En Août 1962, François Luambo fait appel à Daniel Loubelo et Edo Nganga pour renforcer l’«Ok Jazz». Pendant ce temps, les fervents supporteurs de l’orchestre «Ok Jazz» dont «le groupe de Binza», n’ont pas réussi à digérer cette séparation. Ce groupe composé d’hommes politiques influents constitue un lobby fort soutenant cet orchestre. Il a en son sein de grosses pointures comme, entre autres, Mobutu, Bomboko, Nendaka… Ils finissent par établir une médiation entre les « frères ennemis » et réussissent à les réconcilier.
    En cette même année, Vicky Longomba et Armando Brazzos réintégrèrent l’«Ok Jazz», mais Bolhen reste avec l’orchestre «Negro-Succes» dans sa deuxième version dénommée les «Bana 15 ans». Tout rentre dans l’ordre, les tâches sont redéfinies et l’«Ok Jazz» devient une société à part entière. François Luambo conserve sa place comme unique fondateur, en raison de son ancienneté, et Vicky Longomba récupère son poste de président. Daniel Loubelo, Edo Nganga, Armando et Nicolas Bosuma, dit «Dessoin», deviennent quant à eux, administrateurs associés de l’«Ok Jazz». L’orchestre continue avec sa stratégie de recrutement de jeunes.
  • 1964

    En 1964, Daniel Loubelo et Edo Nganga, retournent définitivement à Brazzaville, en raison de l’expulsion des ressortissants congolais de Brazzaville, décrétée par Moïse Tchombe.
  • 1965

    Cette période est marquée par le conflit ouvert entre Luambo Franco et Jean Kwamy en 1965, suite au départ de ce dernier pour l’African Fiesta. Ce conflit a donné lieu à deux chansons incendiaires très épicées, les opposant ouvertement sur la place publique. Il s’agit de «Faux millionnaire» de Kwamy et «Chicotte» de Franco qui est la réponse à la chanson du premier. C’est un exercice dans lequel Luambo a excellé tout au long de sa carrière. Quand cela lui arrive, il a toujours été maître en invectives à travers ses chansons.
  • 1966

    En 1966, « Ok Jazz » avait fait une participation très remarquée au premier festival mondial des arts nègres de Dakar, aux côtés des Bantous de la capitale de Brazzaville.
  • 1967

    En avril 1967, tel un arbre secoué par une tempête, l’orchestre Ok Jazz est fortement visité par le vent de division. Luambo Makiadi Franco, est confronté à un sérieux problème au sein de son groupe et cela a débouché sur une impasse ayant conduit à un départ massif d’une grande partie de ses musiciens. Parmi les partants il y a Mulamba Mujos, Jean Kwamy, Munsi, Welakingara, dit «John Payne», Armando Brazzos, Tshamala Picolo, Bosuma, dit «Dessoin», Musekiwa Isaac, Djali Christophe et Michel Boyibanda. Le guitariste Mose Fanfan est le seul qui n’est pas transfuge de l’orchestre OK JAZZ. Il entre dans l’orchestre « Révolution » juste pour le voyage d’Europe. Ils sont allés former l’orchestre « Révolution ». D’un commun accord, tous les musiciens décident de montrer à Franco Luambo, qu’il n’est rien sans eux. Le groupe bénéficie d’un bon encadrement et d’une bonne trésorerie, grâce à son mécène le «commandant», Denis Ilosono, conseiller particulier du président Mobutu. Juste à sa création, l’orchestre «Révolution» effectue un voyage à Bruxelles et réussit à sortir un album qui marche bien, avec comme titres : «Ngai mwana Congo» et «Divorce» de Mujos, «Mopepe ya mbula» et «Kinshasa nayaki» de Kwami. Malheureusement, cette expérience n’est que feu de paille. Elle s’avère infructueuse, car le groupe «Révolution» ne vivra que sept mois. Peu après le succès de leur disque, surgit un conflit entre le mécène et les deux compositeurs, concernant le partage des droits générés par l’album. La situation s’est envenimée, poussant plusieurs des dissidents à rejoindre alors Luambo Makiadi, quelques temps plus tard ; d’où la dissolution du groupe.

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Luambo Makiadi dit Franco 1961

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