EMPIRE BAKUBA LÉGENDE

Seskain Molenga : Nouvel Album « EMPIRE BAKUBA LÉGENDE » sur le plateau d’Univers Rumba Congolaise.

Univers Rumba Congolaise :
Nous voici au milieu de l’année 2014, comment vas-tu ?

Seskain Molenga :
Pour le moment tout va bien par la grâce de Dieu.

Univers Rumba Congolaise :
Selon nos sources, tu viens de sortir un album, peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?

Seskain Molenga :
Les projets nous les avons toujours: mais à l’heure actuelle nous venons de terminer l’album.

Univers Rumba Congolaise :
Y a-t-il un groupe musical que tu as associé à l’élaboration de cet album ?

Seskain Molenga :
Depuis quelques années nous avons créé un groupe et travaillons toujours ensemble. Nous donnons beaucoup de concerts ici à Paris et nous continuons à progresser avec des idées nouvelles.

seskain molenga

Univers Rumba Congolaise :
As-tu un producteur, et quel est le nom de l’album ?

Seskain Molenga :
Nous collaborons avec le producteur Nsilulu MASMHO (Ricky) qui est un homme très compétent et courageux. Grâce à lui, nous avons réussi à réaliser cet album « EMPIRE BAKUBA LÉGENDE ».

Univers Rumba Congolaise :
Pourquoi le choix de ce nom ?

Seskain Molenga :
Merci pour la question; le nom de l’album est: EMPIRE BAKUBA LÉGENDE. Le choix de ce nom est très simple à comprendre. Un album c’est comme un enfant qui vient de naître, il faut lui donner un nom qu’il portera toute sa vie. Ce nom doit avoir une signification.
Dans cet Album, nous avons repris les chansons mythiques de L’EMPIRE BAKUBA, le tout premier enregistrement de l’orchestre BAKUBA qui a permis la découverte du nom de Pépé KALE et fait connaître le groupe EMPIRE BAKUBA au Congo et dans le reste du monde. Moi-même je suis Auteur Compositeur et fondateur du groupe, voilà la raison pour laquelle j’ai donné ce nom car chaque histoire a ses racines.
Mais pour plus de précision le nom « BAKUBA » m’a été inspiré pour l’histoire du ROYAUME KUBA dont le peuple est BAKUBA.

Univers Rumba Congolaise :
Un mot sur la rumba congolaise et les artistes musiciens congolais, car il n’est un secret pour personne qu’il y a une perte de vitesse dans cet environnement musical ; as-tu une solution ou une bonne réponse face à la crise qui a frappé l’industrie musicale, la piraterie via Internet et le problème des combattants ? Y a t-il encore une place pour ton album ?

Seskain Molenga :
La Rumba dite Congolaise et ses artistes musiciens :

La perte de vitesse que tu as constatée, est due aussi au désordre dans le métier, il n’y a plus de sérieux. Nous, musiciens, acteurs de cinéma, théâtre et autres avons un rôle très important à jouer, à travers les médias. Avec notre musique, les paroles de nos chansons et nos actes, nous sommes capables d’éduquer, de guérir, et même de provoquer la mort, donc pour cela, il faut faire très attention.
A l’époque, au Congo avant d’éditer une œuvre, il fallait passer par la Commission de Censure. Aujourd’hui, je ne sais pas comment cela se passe, voilà pourquoi on trouve maintenant de tout. A l’heure actuelle, nous traversons une crise plus plus. Les producteurs, éditeurs, maisons de disques et même les distributeurs, on ne sait pas où ils sont passés.
La crise c’est aussi le problème du pouvoir d’achat, le chômage ; la piraterie ne s’arrêtera jamais, vous savez depuis longtemps que cela existe, il y a des années, je pourrai te citer quelques exemples: chez moi au Congo, il y a eu un moment où le disque n’était même pas enregistré au studio que tu le voyais déjà circuler au marché et dans la rue ; les gens venaient au concert et enregistraient, à l’époque c’était des cassettes et le quarante cinq tours. Aujourd’hui avec la montée de la technologie, cela ne sera pas du tout chose facile mais l’état peut faire quelque chose pour stopper l’escalade.

Parlons un peu des Combattants :

Si tu défends une cause valable, une idéologie bien précise, pourquoi pas? Nous sommes sensibles à tout ce qui se passe à travers le monde. L’oppression dont sont victimes les femmes et les enfants, la réalité des traitements inhumains, des viols, des génocides, les graves atteintes aux droits de l’homme. Nous sommes tous concernés, et si nous sommes appelés à aller voter, c’est pour soutenir les idées et les visions de nos politiciens dans l’intérêt général du peuple que nous sommes. Par conséquent les partis politiques, eux aussi, ont des comptes à rendre aux peuples qu’ils gouvernent.
Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne faisons pas de politique. Il y a de la place pour tout le monde comme pour tous les autres musiciens.

Univers Rumba Congolaise :
D’après un récent sondage effectué par l’équipe de l’Univers Rumba Congolaise à ton sujet, nous constatons que tu communiques peu, tu es très réservé et trop discret sur le Web au niveau des sites Internet et des réseaux sociaux (Facebook, twitter et autres…) !!!

Seskain Molenga :
Dire que je suis réservé ou discret, je considère que ce sont les œuvres qui doivent parler à la place des musiciens, acteurs, écrivains, etc… on n’a rien à prouver que par le travail. Vous, les écrivains, les journalistes, c’est votre travail de donner les informations sur tout ce qui se passe dans le monde. Dommage aujourd’hui je trouve que beaucoup d’entre vous écrivent les choses qu’ils ne maîtrisent pas bien.

Univers Rumba Congolaise :
Maintenant qu’est-ce que tu veux dire à toutes les mauvaises langues qui s’acharnent contre ton album ?

Seskain Molenga :
Rien à dire. Chacun juge avec sa propre conscience, il sait ce qu’il veut, surtout chez nous Congolais: nous avons une grande richesse qui est: la jalousie. Je ne peux que les encourager.

Univers Rumba Congolaise :
Vous avez un message pour vos fans et tous ceux qui vous aiment !!!

Seskain Molenga :
De tout mon cœur je vous aime tous, c’est grâce à vous que nous existons.
Nous n’allons pas vous décevoir. L’Album « EMPIRE BAKUBA LÉGENDE » de belles chansons et de la bonne musique vous attendent.

Univers Rumba Congolaise :
Un mot sur le clan african jazz et l’african fiesta, la mort de TABU LEY c’est la fin d’une histoire ?

Seskain Molenga :
A propos du clan AFRICAN JAZZ et l’AFRICAN FIESTA par rapport à la mort de TABU LEY ROCHEREAU, ce n’est pas la fin d’une histoire, ce n’est que le commencement, avant la musique était là, et aujourd’hui elle est là et après nous, il y en aura encore d’autres, chaque période a son époque, mais l’histoire restera gravée dans la mémoire des peuples et dans les écrits.
Chaque histoire a ses racines.

Propos recueillis par :
Hassan Paulka Lengo
Univers Rumba Congolaise

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