Ntesa Nzitani Daniel alias Dalienst
1946-1996

Chanteur Auteur-compositeur interprète (Congo RDC)
De parents kimbanguistes, son père souhaite qu’il chante dans une chorale « kintuadi ». Ils l’envoient en pension à Nkamba, au Bas-Congo, et ensuite à l’Ecole Normale de Gombe-Matadi, où il fait partie de la chorale.
Né à Kinsiona dans les Cataractes, province du Bas-Congo, le 30 octobre 1946, Daniel Ntesa Nzitani, commence à étudier chez les Catholiques en 1951, à Christ-Roi.

Dates clés

  • 1946

    30 octobre 1946 à à Kinsiona dans les Cataractes, province du Bas-Congo : naissance de Ntesa Nzitani Daniel alias « Dalienst »
  • 1996

    Le 23 septembre 1996 à Bruxelles, Dalienst, disparait suite à une opération chirurgicale du cerveau.

Début de carrière

En 1956, l’âge de 10 ans, il monte un orchestre de jeunes dénommé Motema Jazz. Ils jouent avec des boîtes de conserve et des guitares de fabrication artisanale. A cette époque-la, il fréquente l’école des missionnaires catholiques à N’Djili où on leur apprend des chansons religieuses.

Il est déjà choriste. De parents kimbanguistes, son père souhaite qu’il chante dans une chorale « kintuadi ». Ses parents l’envoient en pension à Nkamba, au Bas-Congo, et ensuite à l’Ecole Normale de Gombe-Matadi, où il fait partie de la chorale.

Diplômé des études secondaires pédagogiques, il enseigne une année durant au Cycle d’Orientation (C.O), avant d’embrasser la carrière musicale en 1966. Il devient Daniel Ntensa, qui vient de Daniel Ntesa par anagramme.

Vox Africa, Festival des Maquisards et Grands Maquisards

En 1967, il est engagé dans l’orchestre « Vox Africa » de Jeannot Bombenga Wa Wewando, où il joue avec Sam Moreno Mangwana. Il se fait remarquer dans les titres « Aline » et « Likuta ya pembeni epekisami ». Une année après, en 1968, Sam Mangwana et Vangu Guvano quittent l’« African Fiesta National » de Rochereau Pascal Tabu.

Ils montent l’orchestre « Festival des Maquisards » avec l’appui du capitaine Denis Ilosono. Un homme politique, Alphonse Kithima Bin Ramazani, met à la disposition du groupe des instruments de musique. Dalienst est avec eux. Il y trouve Lokombe, Dizzy Mandjeku, Johnny Bokosa, Mavatiku Michelino et Diana qui vient, lui aussi, de quitter Rochereau.

« Festival des Maquisards » connaît une scission en 1969. Guvano monte l’orchestre « Dua ».

Sam change la dénomination de son groupe, qui devient le « Festival de Sam ». Lokombe, fonctionnaire de son état, rentre à la Fonction publique. Diana repart chez Rochereau dans « African Fiesta National ».

Abandonné par Sam et Guvano, Dalienst désemparé envisage de retourner dans « Vox Africa ». Dizzy Mandjeku, à qui il en parle, lui suggère de monter un nouvel orchestre.

C’est ainsi qu’ils s’adressent à Verckys Kiamwangana pour donner corps à leur projet. C’est la naissance des « Grands Maquisards ». Ils contactent Lokombe et Diana, qui les rejoignent.

L’ossature des Grands Maquisards.

L’ossature de l’orchestre est la suivante :

Chanteurs : Ntesa Dalienst, Lokombe Nkalulu, Diana, Kiese Diambu et Loulou (pop)
Guitare solo : Dizzy Mandjeku et Mageda
Mi-solo : Kalambay
Guitare d’accompagnement : Dave Makondele
Guitare basse : Franck Nkodia, tumba, Domsis
Batterie : Tabi
Saxophone : Michel Saxo
Trompette : Mambert, Jeannot et Jean-Marie Kabongo.

Ils enregistrent six disques pour le compte des Editions Vévé : « Mado » de Lokombe , « Esese » de Diana, « Obotama mobali, ndima pasi », « Maria Mboka », « Biki 1 et 2 », « Tokosenga na Nzambe » de Dalienst.

C’est le succès ! Ces premiers succès des Grands Maquisards seront suivis par d’autres tels que « Mabala ya Kinshasa », « Kaka po na ye » de Dizzy Mandjeku, « Sofia »de Diana, Kayumba Marthe »et «Tolimbisana » de Lokombe, Kiese Diambu, « Jarrya », « Mavata », « Beneda », « Sisi moke » de Dalienst, « Kimbokoto » de Franck Nkodia…

En 1973, Diana quitte les « Grands Maquisards ». En 1974, après trois ans de fiançailles, Ntesa se marie à Mme Thérèse Mavata Nkue, la mère de ses quatre enfants.

Mais, hélas ! L’orchestre « Grands Maquisards », la grande force musicale est composé de jeunes manquant d’expérience et de sens des affaires. Verckys Kiamwangana, leur éditeur producteur, n’est pas naïf. Il leur réserve un salaire mensuel. Ils sortent plusieurs disques, sans en toucher des royalties. Ils ne savent même pas ce que sont les droits d’auteur.

Ne voulant plus continuer avec les Editions Vévé, le groupe est contraint de disparaître par la force des choses. L’orchestre se disloque en 1975.

TP OK Jazz

Dizzy Mandjeku ne tient pas non plus à affronter le ridicule. Il récupère tous ses anciens collègues – sans Ntesa, Kiese Diambu et Michel Sax – dans une formation appelée « Kossa-Kossa », parrainé par Miezi, le propriétaire du dancing – bar « la Suzanella Maison Blanche ». En 1976, Luambo Makiadi Franco et le « TP OK Jazz » recrutent Dalienst Ntesa, au même moment que le guitariste soliste Thierry Mantuika.

Il y reste neuf ans et devient chef d’orchestre (sept ans), signant plusieurs titres à succès, dont « Muzi », sorti en 1980 et « Bina na ngai na respect » en 1981.

Ces deux oeuvres sont plébiscitées meilleures chansons en 1980 et en 1981. Leur auteur est désigné meilleur chanteur et meilleur auteur – compositeur deux années consécutives. Le « TP OK Jazz » est consacré de même meilleur orchestre du pays.

En 1982, le « TP OK Jazz » sort l’album « Princesse Kiku », qui comprend, en dehors de « Princesse Kiku » de Franco, « Mawe » de Pépé Ndombe, « Nostalgie Tanzi » de Josky Kiambukuta, Ntesa contribue avec la chanson « Tantine ». La même année, il fait partie de l’aile du « TP OK Jazz » qui s’installe à Bruxelles. Il y sort plusieurs titres.

Avec Josky Kiambukuta et Serge Kiambukuta, ils lancent un album commun en 1985.

En 1984, son œuvre « Muzi », est reprise dans la complication « African Music » du grand artiste camerounais de renommée internationale Elvis Kayo.

Une fin de carrière en Belgique

Il s’installe définitivement à Bruxelles (Belgique), en 1985. En 1987, il imprime une belle chanson « Coup de foudre » dans l’album « Maracas d’or », dans lequel il excelle dans la chanson « Tangawisi » de Papa Noël Nedule.

En 1988, à 41 ans, il a l’idée de recréer « Les Grands Maquisards » mais, le projet n’aboutit pas. La même année, il sort son premier album solo, produit par Luambo Makiadi Franco.

C’est l’album « Mamie Zou », qu’il joue avec le concours du « TP OK Jazz ». Cet album compte quatre titres : « Mamie Zou », « Dodo », « Nalobi na ngai rien » et « Batindeli ngai mitambo ».

En décembre 2001, un ouvrage lui est dédié. Il s’agit du livre « Ntesa Dalienst et la sublime épopée des Grands Maquisards » de Jean-Claude Ngakosso, publié aux éditions Gutenberg – (GB (Collection Musiques d’Afrique), pour perpétuer la mémoire du grand chanteur, qui a dirigé l’un des meilleurs orchestres des années 70 à savoir Les « Grands Maquisards ».

Lors de la dernière édition du Kora Awards, lorsqu’un animateur d’une chaîne de télévision kinoise avait tendu son micro à l’artiste – musicien Salif Keita, pour chanter une chanson d’un artiste -musicien congolais, lui qui vit avec ces stars d’aujourd’hui à Paris, le Malien avait chanté « Muzi », à la grande surprise de ses collègues musiciens.

Dalienst est mort, le 23 septembre 1996 à Bruxelles, suite à une opération chirurgicale du cerveau.
Source : Visa – (Milor/BTT/PKF)
Dernière édition: 13/03/2013 13:33:14


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Paulka Hassan Lengo
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Comments (2)

  • Orfèvre en la matière, ce ténor et lead-vocal bien singulier fait nul doute partie du fleuron ornemental de la musique congolaise et africaine.

    Je conviens toutefois qu’ on ne puisse parler de Ntesa Dalienst sans citer ses oeuvres suivantes: Essesse / Deliya/ Tokosenga na Nzambe/ Mabala/ Jarrya.
    Ce serait presque lui manquer de respect.

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