Max, Maxime Idi Mane / Mongali Bonginda Louis

Chanteur Auteur-compositeur (Congo RDC)

Un des meilleurs paroliers congolais du siècle, Max Mongali Idi Mane, décédé à 54 ans à Kinshasa en 2001 était l’un des illustres, discrets et humbles « forgerons » de la musique congolaise contemporaine. Il se distingue dès son arrivée en Belgique pour ses études notamment à l’université catholique de Leuven (Louvain) où il poursuivait les études de Droit. II fut artiste musicien amateur par amour de la musique à côté de ses amis étudiants comme lui qui formèrent des petits groupes musicaux pour conserver et maintenir les liens culturels avec le pays, dénommés : “Los Nickelos” à Bruxelles et “Yeyé National” à Liège.

Poète confirmé dans l’âme, il devient naturellement un des grands paroliers de la musique congolaise totalement inconnu du grand public, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, et comme pour ne pas déroger à une règle non écrite des Nzonzi dans la culture Kongo. Il écrivit, voire composa, plusieurs chansons alors qu’il était encore étudiant en créant une syntaxe particulière qui démontre aujourd’hui encore la puissance grammaticale et la richesse du vocabulaire qui a fait du LINGALA la langue par excellence de la parole et de la pensée littéraire congolaise. Mongali a, à jamais, marqué la culture musicale congolaise comme ses aînés, notamment par ses œuvres les plus connues telles que Salaminga et Matinda qui furent merveilleusement interprétées par le Maître, lui-même : Luambo Makiadi et son inégalable TP (Tout Puissant), OK-Jazz.

Mongali écrivait en suivant son inspiration, mais surtout, il savait que chacune des ses œuvres ne devait correspondre qu’à un style particulier de l’écriture musicale, de jouer et de faire de la musique. Comme Essous et ses complices Manu Dibango et Kallé, il savait qui pouvait faire la meilleure interprétation et composition musicale de son poème. C’est ainsi que plusieurs de ses poèmes qui révélaient son engagement politique comme Lombonga dédiées à Lumumba, Nkwame Krumah, et autres étaient interprétés aussi bien par des grands musiciens que par des jeunes pousses.

Ainsi, près de 80 % de ses œuvres se retrouvent dans l’actif du groupe Zaïko Langa Langa où Mongali collabora intensément avec Jossart Nyoka Longo et Bimi Ombale. Il composa le texte de la chanson “Charles Kimpiatu” pour le compte de King Kester. Et pour Pépé Kalé, plusieurs textes dont entre autres “Zabolo”, “Nsombokila”, etc. Ne suivant que son cœur, son amour pour la musique congolaise, il écrira pour ceux qui viennent le consulter, chercher ses conseils. Il écrit pour les groupes Thu Zahina et Empompo Loway sans faire des jaloux. Il y en avait pour tout le monde !

Ce sera en fait l’Afrisa International de Pascal Tabu Rochereau qui vient de quitter African-Fiesta qui donnera la première occasion à Mongali de démontrer ses talents de parolier hors paire. En effet, il offre ses premiers textes inédits que sont : “Djibebéké” et “Jhonny mon amour”, “Byby”, “Mokolo na Kokufa”, “Mongali”, “Frigo FNMA” et autres. D’autres textes sont écrits pour un nouveau style qui prend corps sous l’impulsion de Papa Wemba, notamment : “Eve Paradis” et “Nelson Mandela”, le plus ancien prisonnier politique qui vient de battre le record mondial de durée sous l’apartheid en Afrique du Sud.

Et quand Rochereau aide et transforme Mbilia Bel, l’une des ses danseuses ou “rocherettes” en chanteuse de premier rang (ou ténor) dans son groupe l’Afrisa International, Mongali écrit spécialement pour elle les textes des chansons : “Mpevé ya Longo”, “Sima na ngai Mwana Mawa” et “Contre ma Volonté”.

Quant à Koffi Olomidé, il lui élabora une de ses meilleures œuvres originales: “Djino Bokana”. Dans toute sa production prolixe, Max Mongali Idi Mane alias “le vieux Pop” n’a jamais souhaité paraître au devant de la scène en refusant de signer en son nom, fusse-t-il une seule chanson. A son actif on compte la création d’un groupe musical, comme son homologue de Maya-Maya Freddy Kebano, pour le travail en studio d’enregistrement baptisé : “Africa-Mélodie”.

Le groupe “Les Yatupas” fut également une de ses initiatives, qui regroupait Pépé Félix Manuaku, Mantsiamina Popol, Ray Lema (qui officie actuellement en Europe après un long séjour à Cuba et aux USA), Zoé Wawanko, Rigo Moya, Ntésa Daliens et Djo Mpoyi. En fait, c’est dans ce seul Groupe qu’il osera signer deux compositions lui-même : “Etiké” et “Un grand amour”.

Il aura ainsi, mis le pied à l’étrier à plusieurs interpréteurs musicaux congolais. Comme d’autres, il est parti trop tôt. Encore une chance pour la culture congolaise qu’il ait su écrire, sinon, le peuple noir, le peuple Kongo aurait une fois encore définitivement perdu avec Mongali parti à “Mpemba”, une BIBLIOTHÈQUE.

Source : Article de Grands Lac Magazine d’octobre 2010.

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