Année : 2016

Auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste(Congo RDC)

Coco Malabar
Coco Malabar

De son vrai nom Nicolas Tumba, est un auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste.

Originaire du Congo, Nicolas Tumba, alias Coco Malabar, s’accroche à sa guitare, tape sur des percussions, flirte avec la basse, écrit, compose une musique qu’il qualifie lui-même d’« afro-pop ».

Il raconte sur de séduisantes ballades portées par une voix et une sensibilité très aiguisées des histoires en langues du Congo: Swahili, Tshiluba, Lingala et… Français. Fan de reggae, de Fela et du bon vieux rock, il a trouvé un style perso, hors mode, hors vague.
Il assure les premières parties de Zap Mama, Arno, Youssou N’Dour, Jimmy Cliff, Baba Maal…

Discographie :

  • NEW ALBUM 2017 : TABLA RASA – A3 PRODUCTION Belgique, Distribution Igloo Circle, Asbl Ti Suka et PaulkaMusic-France
  • DIENDA (Contre-jour)
  • FALME (Caroline prod)
  • ZappingVarious – Fête De La Musique – Les Musiciens Du Monde À Paris (CD, Album, Promo)
    Label: RFI Musique97MSP041997
  • Tunapiga MizikVarious – Spirit Of Africa (2xCD, Comp) Wagram Music30493621999

Scènes et Festivals :

  • BOTANIQUE ouverture pour Youssou Ndour
  • Cirque royal, couleur café (Jimmy Cliff)
  • Esperanzah festival
  • Centre Pompidou (Paris)
  • Festival World (Zurich Baba Maal)
  • Couleur café
  • Botanique
  • Vijver festival (Flandres)
  • Folk Festival (Amsterdam)
  • Carré Amsterdam…

Presses

  • Top Afrique Guide n°5 – Interview (p.32-33)
  • Une Autre Chanson n°71
  • D’ailleurs et d’ici (p.19)
  • Le S.Visa Permanent n°19
  • Planète Jeune n°34
  • New Folk Sounds n°58
  • Rif Raf Musiczine n° 97
  • EditoIlé Afrik (Magazine over muziek uit Afrika en Omstreken)
  • World MusicEdito…

Vidéos

Coco Malabar live 2017:

Vidéo Live avec Barly Baruti à la guitare et Sylvie Nawasadio :

Coco Malabar Fondamental live :

Filmographie

Acteur et musicien pour le film JE VOUS HAIME sur Caron M, produit par la RTBF et les Frères Dardenne,
Mention spéciale Festival Vues d’Afrique de Montréal 2004

Extra

BAI KAMARA présente Coco Malabar:

Cornely Malongo, manager de Papa Wemba
Cornely Malongo, manager de Papa Wemba
L’album posthume de Papa Wemba intitulé « Forever-De génération en génération » est déjà sur le marché du disque. Une œuvre sublime, qui vous saisit, vous emporte, vous transporte… Un mélange des styles différents de haut niveau artistique. Cornely Malongi, manager du ténor de la rumba congolaise, s’est confié à Le Potentiel pour évoquer la dernière création de celui qu’il appelle très affectueusement « Papa ».

Le Potentiel : Comment le public a-t-il accueilli l’album posthume de Papa Wemba ?

Cornely Malongi : « Forever – De génération en génération » a été accueilli très favorablement par la critique et les mélomanes. « Papa » a travaillé sans relâche pour la réussite de cet album.  Il y a consacré beaucoup de temps et d’énergieLe résultat est là. Le retour est très positif et stimulant.

Un album de Papa Wemba sans dédicace, cela sort de l’ordinaire. Est-ce un choix délibéré de sa part ? 

C’est vrai, les chansons contenues dans cet album n’ont aucune dédicace. Évidemment, c’est le choix de « Papa ».

Quand a-t-il commencé à travailler sur cet album ?

C’est depuis 2010 à Kinshasa. Il a continué le travail, ici, à Paris. Quand  « Papa » est décédé, cela faisait plus d’un an qu’il y travaillait à fond. Toutes les chansons avaient été déjà enregistrées. Il ne manquait plus que la voix de MJ30, et nous (le staff management, ndlr) l’avons ajouté a posteriori.

Combien de chansons contient-il ? 

Cet album contient douze titres. Ce sont les dernières chansons de Papa Wemba, car il y en aura plus d’autres. Elles sont chantées en lingala, swahili, bambara, français, espagnol et anglais. Elles évoquent l’amour, les catastrophes naturelles…Voire, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, son ami de longue date.

Quels sont les artistes musiciens qui ont collaboré à sa réalisation ?

Plusieurs artistes musiciens et pas des moindres y ont collaboré : Diamond Platnumz, Dany Synthé, Christian Polloni, Yves N’Djock, Nathalie Makoma, Madou Kibambe, Sekouba Bambino,  MJ30, Daniel Makassi, Olivier Tshimanga et Toninho Ramos.

Cet album est un mélange de la World music et la rumba congolaise. Comment expliquez-vous cette combinaison des styles musicaux différents ?

Au départ, « Papa » voulait proposer un album tourné vers la World music. Mais lorsqu’ il a présenté ces chansons  chez les professionnels de la musique, dont le label « Cantos », ceux-ci lui ont dit exactement ceci : « Papa Wemba, vous êtes le roi de la rumba congolaise, pourquoi n’ajouteriez-vous pas un ou deux titres de style rumba ? ». Chose qu’il a accepté. Il avait déjà un titre en préparation et il a ajouté celui chanté en duo avec MJ30. C’est ça l’explication.

Que répondez-vous aux chroniqueurs qui se disent « pas convaincus » par la qualité de cet album ?

Les propos de ces gens ne valent pas un clou. L’album posthume de Papa Wemba est d’une qualité artistique irréprochable et est apprécié de tous. Je leur recommande de lire les articles parus dans « Le Monde » et sur le site de « RFI Musique ». Ces textes ont été écrits en toute honnêteté, en toute objectivité, sans que nous soyons importunés ou éprouvions une gêne quelconque. Le Congolais est friand des critiques même les plus absurdes. Un donneur de leçons. Je résumerai leurs propos par un proverbe bien connu : «  nul n’est prophète en son pays ». En RDC, ils ont découvert Papa Wemba quand il est mort. Et ce sont les mêmes chroniqueurs, vaniteux et prétentieux, qui, de vivant de « Papa », le comparaient à n’importe quel quidam. Aujourd’hui, ils ont compris. Dans un an, deux ans… Voire cinq ans, cet album se vendra toujours. Les mauvaises langues changeront d’avis. J’en suis persuadé.

Papa Wemba était-il prêt à sortir cet album ?

Bien sûr ! Il était prêt ! « Papa » avait tout validé. Il avait même invité Manu Dibango au studio d’enregistrement pour que celui-ci apprécie le travail réalisé. Manu Dibango, ce n’est quand même pas n’importe qui, à ce que je sache ! Pire, ces chroniqueurs osent même critiquer un album réalisé par les grands arrangeurs de la trempe de Christian Polloni ! Franchement, ils ont un sacré toupet.

Est-ce vrai que Papa Wemba avait déjà signé les documents pour la Sacem ?

Oui, tout à fait. Malheureusement, il est vite passé de l’autre côté. Nous (le staff management, ndlr) avons attendu que sa femme, Maman Amazone, son ayant droit, sorte de sa période de deuil pour lui soumettre l’idée de sortir cet album. « Papa » n’avait aucun secret pour sa femme, qui savait que son mari tenait à ce projet. Elle a accepté. C’était pour elle une manière de réaliser le dernier rêve de son mari.

Qui en est le producteur ?

J’ai coproduit la plupart de ses albums avec lui, coproduit dans le sens où nous avons tout préparé ensemble. Il m’a fait confiance. Et, après sa mort, j’ai coproduit celui-ci avec sa femme. Et nous avons bénéficié du soutien de Pacifique Kilo Bravo que je remercie.

Quelle image gardez-vous de Papa Wemba ?

C’est celle d’un chanteur hors du commun et toujours au top de sa forme. La RDC a perdu un grand chanteur.

Que représentait-il pour vous ?

Un parent. Nous nous considérions comme « frères ». J’étais son « petit frère », comme il le disait lui-même. J’ai perdu quelqu’un d’irremplaçable… (Silence). Il m’a énormément fait confiance.

Quels rapports entretenez-vous avec sa femme aujourd’hui ?

De très bons rapports. C’est maintenant ma famille.

Et avec l’équipe dirigeante et les artistes musiciens du groupe Viva La Musica ?

Tout va très bien. Je fais partie de l’équipe dirigeante de Viva La Musica. Nous comptons d’ailleurs sortir l’année prochaine un nouvel album du groupe. Et dans six mois, nous serons à Abidjan en Côte d’Ivoire à l’invitation des organisateurs de la Femua (Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo, ndlr).

Un dernier mot ?

J’invite les mélomanes et les admirateurs de Papa Wemba de consommer sans modération les chansons contenues dans cet album. Ils ne seront pas déçus. Et merci à Airtel RDC pour son soutien.

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France

Copyright Le Potentiel

Dernier concert hommage européen à Tabu Ley Rochereau
Dernier concert hommage européen à Tabu Ley Rochereau
Dernier concert hommage européen à Tabu Ley Rochereau

Afrisa International présente le Dimanche 20 Novembre 2016 à 19h dans la célèbre salle du Réservoir, un concert intitulé « Dernier concert hommage européen à Tabu Ley Rochereau », avec Pegguy Tabu, Mélodie, Youssoupha, Dino Vangu, Mbilia Bel… en Live. En artistes invités seront présents : Nyboma, Jamahitha, Abby Surya…

Adresse :
Le Réservoir,
16 rue de la Forge Royale,
75011 Paris

Métro : Bastille ou Faidherbe Chaligny

Tarifs :
Pré-vente : 15 €
Sur Place (avec une consommation) : 20 €

Directrice de Production : Lena Djai
Tenue correcte exigée, la Direction se réserve le droit d’entrée

Pour toutes informations supplémentaires concernant cet évènement contactez au :
Téléphone :+33 06 38 22 94 91
ou au : +33 06 25 02 78 65 (Univers Rumba Congolaise)

CD La belle époque musicale du Congo
CD La belle époque musicale du Congo
CD La belle époque musicale du Congo

Le guitariste DINO VANGU et le trompettiste NTUMBA VALENTIN viennent de produire un CD de 12 morceaux qui nous invitent à revivre « la belle époque musicale du Congo 1». L’objectif visé par ces deux artistes est de protéger la base de la musique congolaise. Ils souhaitent amener la génération actuelle à mieux connaître et aimer ce que nous pouvons qualifier de rumba classique du Congo. Celle qui fait danser toute l’Afrique et le monde.

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affiche-concert-bakolo-rumba-23-octobre

AJIP Production International présente le Dimanche 23 octobre 2016 de 17h à l’aube dans la célèbre salle du Réservoir, une soirée intitulé « Bakolo Rumba, la Rumba revisité », avec Canta Nyboma en Live. En artistes invités seront présents : Wuta Mayi, Desouza, DJ Rouf.

Adresse :
Le Réservoir,
16 rue de la Forge Royale,
75011 Paris

Métro : Bastille ou Faidherbe Chaligny

Tarifs :
Pré-vente : 20 €
Sur Place : 25 €

Direction Artistique : Amazone Luxury
Tenue correcte exigée, la Direction se réserve le droit d’entrée

Pour toutes informations supplémentaires concernant cet évènement contactez au :
Téléphone :+33 06 38 22 94 91

DONA-1

Le chanteur congolais Donatien Sabuela, alias Dona Mobeti, se dit « heureux » de l’accueil réservé à son nouvel album « Dis-moi la vérité ». Un subtil mélange de titres qui font mouche dès la première écoute. Le « Commandant », comme il est également surnommé, y a travaillé avec une méticulosité digne d’expert d’art d’Orphée.

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Faya Tess sur scène à Lyon avec un orchestre cubain (Photo,3 juillet 2016, Air Monde Culture/André Tetu): «Nuit de la Rumba»
Faya Tess sur scène à Lyon avec un orchestre cubain (Photo,3 juillet 2016, Air Monde Culture/André Tetu): «Nuit de la Rumba»
Faya Tess sur scène à Lyon avec un orchestre cubain (Photo,3 juillet 2016, Air Monde Culture/André Tetu): «Nuit de la Rumba»

Kinshasa demeure un lieu unique dans le monde car c’est la VILLE qui sacralisa la Rumba Congolaise (véritable nom de la musique congolaise). Et partant, la chanteuse Faya Tess, une des symboles de la qualité de vie de cette musique internationale, avait tout misé pour son spectacle du samedi 23 juillet 2016: « miziki ebetamaki na ndenge ya bolingo mpo na nsayi monene ya batu banso » (1).

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Jacques Bongo Wende, dit Bojack
Bongo Wende
Bongo Wende

Jacques Bongo Wende, dit Bojack, le guitariste congolais qui a évolué aux côtés de Lita Bembo (Stukas Boys) et Papa Wemba (Viva La Musica), ne fait plus parler de lui depuis belle lurette. Son silence, qui perdure, étonne ses admirateurs. Pourtant, l’artiste est bel et bien là et n’a pas arrêté avec la musique. Il s’est confié à Robert Kongo, notre correspondant en France. 

Qu’êtes-vous devenu?

Je suis toujours là. Je n’ai pas changé. Je suis toujours la même personne, le même artiste que les gens connaissent. Certes, j’ai un peu arrêté avec la musique, car mon travail dans l’aéronautique me prend beaucoup de temps. Je travaille aussi bien à Tarbes, où j’habite, et dans d’autres villes de France et je bouge beaucoup.

Pourquoi avez-vous gardé ce long silence?

Je me suis donné un temps de réflexion. Continuer à faire de la musique, comme je l’ai fait par le passé, n’était plus possible. La musique congolaise nourrit difficilement son homme. Il fallait que je m’oriente vers autre chose pour assurer ma vie et celle de ma famille. Ce que j’ai fait. De plus, ce n’est plus cette musique congolaise que j’ai connu. Je suis dégoûté du phénomène dit la polémique qui a pris corps dans la musique congolaise et qui crée un climat malsain entre les artistes musiciens. A notre époque, c’est l’émulation qui régnait en maître. Nous entretenions des rivalités qui nous poussaient à nous égaler ou à surpasser l’autre. Nous ne nous invectivions pas, comme c’est le cas aujourd’hui. Ce comportement m’a aussi refroidi.

Vous avez donc arrêté avec la musique?

Non, je suis un artiste musicien et j’entends le rester toute ma vie. J’ai la musique dans la peau. Je continue à jouer à la guitare qui est ma véritable passion.

A quel âge avez-vous débuté à la guitare?

Je joue de la guitare depuis l’âge de 8 ans. Mais faire de la musique n’était pas, pour moi, une mince affaire au vu de la sacro-sainte éducation reçue à la maison. Mes parents considéraient la musique comme un métier réservé aux voyous. Ma mère, surtout, ne voulait même pas en entendre parler. Elle voulait que ses enfants fassent de bonnes études. Quand je suis passé pour la première fois à la télévision, avec l’orchestre Stukas Boys, elle avait très mal réagi. Non seulement elle ne voulait pas me voir faire ce métier, mais elle a aussi détesté la tenue que j’ai porté ce soir là. Tout le monde, à la maison, a été ravi de ma prestation, sauf elle. Au final, le destin en a décidé autrement: je suis devenu artiste musicien. Elle s’est enfin rendue à l’évidence.

Quel est le guitariste qui a influencé votre façon de jouer à la guitare ?

C’est le guitariste américain, Jimmy Hendrix.

Vous avez joué dans plusieurs ensembles musicaux congolais, dont Stukas Boys de Lita Bembo et Viva La Musica de Papa Wemba. Quels souvenirs gardez-vous des leaders de ces deux groupes? 

De Lita Bembo, je garde le souvenir d’un meneur d’hommes et d’un bosseur qui m’a fait beaucoup travailler. Et c’est grâce à Papa Wemba que j’ai commencé à prendre conscience de mon statut de musicien professionnel. Ces deux phénomènes de notre musique m’ont énormément appris.

Un mot sur la mort de Papa Wemba ?

Je manque de mots (un silence). Papa Wemba était un grand frère du quartier qui a fait de moi un guitariste exceptionnel. Dans Viva La Musica, il m’a permis d’étaler mon talent. Grâce à lui, mon nom restera à jamais gravé dans les annales de la musique congolaise. Il m’a appelé «Le dernier fils né du village Molokaï». «Bokoul» avait un projet auquel il a souhaité m’associer : faire un album de compilation des meilleures chansons de Viva La Musica depuis sa création en 1977, en commençant par «Ebale Mbonge», la première chanson de ce groupe musical. J’attendais prendre ma retraite, comme convenu, pour que nous entamions ce projet. Hélas! Oui, Papa Wemba me manque (un silence). Notre musique a perdu un géant. Le souci qui l’habitait, parce qu’il m’en parlait, c’était de continuer à travailler pour faire avancer notre musique. Une fois de plus, hélas, il ne pourra plus jamais le faire.

Quel regard portez-vous sur la musique congolaise d’aujourd’hui?

Notre musique est devenue monotone. Quand j’écoute les chansons congolaises, j’ai du mal à distinguer ces différents groupes musicaux. Ils chantent et jouent tous de la même manière. Si on ajoute l’obscénité, les dédicaces et la polémique, c’est la catastrophe. Et pourtant, nous avons des artiste de talent dans ce pays. Quel gâchis!

Vous avez fait également du théâtre…

Oui (rire), dans le groupe “Les Sacrifiés” que dirigeait mon frère Jean-Pierre Bongo Ntuali. C’était magnifique. Je voulais aussi faire du cinéma. Mais la musique a pris le dessus sur tout.

Quel est votre projet pour l’avenir? 

Quand je serai à la retraite, j’ai envie de reprendre la musique comme avant.

Qu’aimeriez-vous dire à vos admirateurs ?

Je sais qu’ils sont nombreux à aimer ma façon de jouer à la guitare. Bientôt, ils vont réécouter le son de cette guitare qu’ils ont tant aimé. Je les remercie tous du fond du cœur.

 

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France

Copyright Le Potentiel

Interview de Grand-père Benz Bozi Boziana lors de son passage à Paris

Grand père Benz Bozi Boziana, lors de son passage à Paris sur le plateau d’Univers Rumba Congolaise, nous fait l’honneur de se livrer sur son état de santé, son prochain album « Toute une histoire du grand-père Benz Bozi Boziana », sur l’orchestre Anti-Choc, sur ses projets Europe… En introduction, il nous chante l’une de ses chansons.

 

 

 

Copyright © Univers Rumba Congolaise

François Ngombe-Baseko alias Maître Taureau 1923 - 2016

Artiste, auteur compositeur, mécène, organisateur des activités culturelles (Congo RDC)

François Ngombe-Baseko alias Maître Taureau 1923 - 2016
François Ngombe-Baseko alias Maître Taureau 1923 – 2016 – © Copyright Univers Rumba Congolaise

Une grande figure du monde culturel congolais a tiré sa révérence.

Maître Taureau était l’un des rares survivants à avoir marqué de leur empreinte indélébile l’espace culturel congolais. D’acteur en mécène, il était sur tous les tableaux.

Né vers 1923 à Bolobo dans l’ex province de Bandundu, François NGOMBE BASEKO a quitté très jeune sa province natale pour se lancer à la recherche de la vie à Léopoldville, actuellement Kinshasa. L’une de ses plus grandes qualités était le courage et l’audace. Il était un vrai modèle de self-made-man et à ce sujet, il se plaisait à clamer tout haut qu’il avait façonné sa vie sans maître en taillant son chemin dans le roc.

 

Parcours scolaire

Son parcours scolaire est de plus folklorique qui soit. En effet, à 14 ans il alla lui-même se faire inscrire à l’école maternelle jadis appelée zéro année. Il n’y resta, du reste, que trois mois avant d’être orienté vers l’école primaire chez les pères jésuites de l’école Saint Joseph actuellement collège Elikya. Il y passa avec courage et persévérance ses cinq années d’études primaires. Faute de soutien, il finit par céder à la pression du coût de la vie et à abandonner les études au profit de la vie active. Ayant déserté l’école sans crier gare, Père de la Kethulle qui du reste l’aimait beaucoup, a mis deux années à le chercher pour lui remettre enfin son brevet en 1941.

Son passage à l’école primaire Saint Joseph lui permit de s’attirer la sympathie de Père Raphaël de la Kethulle. Ce dernier était réputé pour son mécénat dans l’encadrement de la jeunesse. Dans ce cadre, le jeune François a été repéré pour son talent de footballeur. Il a été parmi les premiers joueurs recrutés pour faire partie de l’équipe originelle de Daring Club Motema Pembe (DCMP) créée par ce prêtre. En 1938, l’équipe réussit à remporter la coupe Saint Benjamin qui avait couronné le tournoi interscolaire de Léopoldville. Même après avoir quitté l’école, Père de la Kethulle, affectueusement appelé « Tata Raphaël » faisait souvent appel à lui pour jouer dans l’équipe et le jeune François NGOMBE répondait toujours à ces appels à la grande satisfaction de tous. Raison pour laquelle, il ne s’est jamais séparé de cette équipe au point d’en être l’un des co-fondateurs dans sa forme actuelle.

 

Self-made-man hors pair

Pour survivre, l’homme a mis à contribution tous ses talents naturels. Il s’était lancé dans l’apprentissage de tout ce qui pouvait lui procurer les moyens de subsistance. Ainsi, il a été tour à tour coiffeur, Huissier chez « DAMSEAUX », mécanicien, relieur des journaux chez « COURRIER D’AFRIQUE », pointeur chez « OTRACO » et enfin dactylographe.

De par sa pugnacité et son ardent désir de réussir, il s’était lancé dans le métier de dactylographe qui, jadis, était réservé aux seuls intellectuels détenteurs d’un diplôme. Le courage et la volonté lui ont permis selon ses propres dires de dominer la machine à écrire, d’en être devenu si habile que les gens venaient de la cité pour le voir à l’œuvre. Adopté par les blancs pour sa dextérité, il a été l’un des trois congolais à pouvoir travailler dans l’un des plus beaux magasins de Léopoldville (Kinshasa) à l’époque. Il y travailla de 1949 à 1965.

Pendant cette période, il eut l’aubaine de faire la connaissance, selon son témoignage, d’un jeune journaliste en chômage poli et intelligent qui venait de quitter la Force Publique (armée coloniale) et qui cherchait un emploi et une maison. En 1956, Maître Taureau lui trouva une maison au quartier Yolo à Kapela dans la commune de Kalamu et un travail au journal « L’AVENIR ». Ils se sont liés au point qu’en 1957, Maître Taureau emmena son protégé avec lui en bateau lorsqu’il organisa une excursion à son Bolobo natal.

Grande avait été la surprise de François NGOMBE BASEKO d’apprendre le 24 novembre 1965 que le pouvoir suprême du pays était entre les mains de Joseph Désiré MOBUTU, ce journaliste qu’il avait protégé et encadré. A partir de là s’ouvriront pour lui toutes les portes.

 

Artiste, Compositeur et Grand promoteur d’activités culturelles

Fin danseur sans avoir été dans une école d’apprentissage, il créa en 1945 la première école de danse moderne. Sur le plan musical, Maître Taureau affirmait que c’était lui qui avait encouragé le patriarche Wendo Kolosoy à se lancer sur la scène musicale au lieu de se réduire à chanter dans les bateaux pour les voyageurs. Grâce à ses conseils, le monde a découvert le talent de Wendo. Il ne s’est pas seulement contenté de jouer le rôle de mentor pour ce dernier. En effet après le passage de Wendo à Brazzaville où il fit quelques productions avec l’orchestre VICTORIA BRAZZA de Paul KAMBA, Maître Taureau l’a attiré et ensemble ils ont monté le groupe VICTORIA KIN. Les prestations de ce groupe ont fait tache d’huile. Compositeur talentueux, l’artiste NGOMBE BASEKO s’est illustré avec des chansons de grande valeur qui ont fait le bonheur des mélomanes. L’un de ses tubes le plus prisés était Albertine mokonzi ya bar.

Doté d’un sens de conception et d’organisation inné, Maître NGOMBE est le fondateur des orchestres célèbres comme Continental qui nous a fait découvrir des grosses pointures comme Josky KIAMBUKUTA, WUTA MAYI, Bopol MANSIAMINA… et l’orchestre Emancipation, le premier orchestre féminin congolais qui a fait la pluie et le beau temps. Il était aussi, en son temps, le seul à organiser des activités culturelles au parc de Boeck (Jardin botanique de Kinshasa) avec des prestations de divers groupes folkloriques et des orchestres modernes comme African Jazz de Grand KALLE, African fiesta de Docteur Nico KASANDA, Afriza de TABU LEY, OK JAZZ de Franco LUAMBO…

Ses relations personnelles avec le Président MOBUTU lui ont permis de bien asseoir ses activités dans la promotion culturelle. Il créa la toute première association des groupes folkloriques dénommée l’Union Nationale des Folklores Congolais (UNAFOCO). Avec des troupes de danses, il fit le tour du monde : USA, Suisse, Japon, Iran, les deux Corée, Maroc… Il a beaucoup œuvré dans la promotion de la musique folklorique en république démocratique du Congo dont il a été l’initiateur de plusieurs concours et festivals.

Maître NGOMBE n’était pas seulement attiré par la musique et la danse. Il s’était aussi illustré dans l’organisation de concours de beauté. Déjà en 1947, au cours des soirées culturelles qu’il organisait au Parc de Boek, il apprenait aux femmes comment marcher et comment porter le pagne.

Étant parmi les rares congolais de l’époque à être initié aux critères de sélection internationale de la plus belle fille, il organisa en 1968 le premier concours miss et emmena pour la première fois la miss Congo à l’élection miss univers en 1969 aux USA avant d’aller ensuite en Corée du Sud, au Japon et en Grande Bretagne.

En tant qu’artiste et opérateur culturel, il a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National des héros nationaux Lumumba-Kabila en 2015 pour l’ensemble de son œuvre grandiose en faveur de la culture congolaise. Cette distinction, la plus haute dans la hiérarchie des ordres nationaux, est la preuve de la reconnaissance de la qualité du travail abattu du vivant de cet homme aux activités multidimensionnelles.

 

Un modèle d’abnégation et de travail

L’héritage laissé par Maître Taureau est immense. Sur le plan sportif, nous citerons d’emblée le DCMP Motema pembe. Sur le plan culturel, son apport est inestimable. Le monde retiendra de lui que c’était un homme honnête, persévérant, audacieux, ambitieux et travailleur qui aimait ce qu’il faisait. Il prenait plaisir à jouir du fruit de la sueur de son front et combattait l’oisiveté. Ce qu’il a été et ce qu’il avait étaient le fruit de sa volonté et de son tempérament de gagneur, d’où son surnom Maître Taureau.

 

Adieu Maître Taureau

Après quatre-vingt-quatorze ans passés pratiquement au service de la culture congolaise, Maître Taureau a tiré sa révérence au matin du 16 mai 2016 à 00 heure 10 minutes de suite d’une courte maladie. Avec sa mort disparaît toute une bibliothèque de l’histoire culturelle de la république démocratique du Congo et d’une grande partie de l’histoire culturelle de la ville de Kinshasa.

Jean Claude Engbondu Lema
Correspondant Univers Rumba Congolaise au Congo RDC
© Copyright Univers Rumba Congolaise

Pour toutes informations supplémentaires concernant l’artiste pendant toute sa carrière
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Nous avons appris avec consternation la mort inopinée de François NGOMBE BASEKO alias Maître Taureau, survenue le matin de ce Lundi 16 mai 2016 à 00 heure 10 minutes sans trop de précision.

Univers Rumba Congolaise profite de cette douloureuse circonstance pour présenter ses condoléances les plus attristées à toute la famille biologique de l’illustre disparu en particulier, et à toute la famille culturelle en général. Que son âme repose en paix dans le panthéon d’illustres hommes de culture !

 

Copyright © Univers Rumba Congolaise

Hommage : Le prince de la rumba congolaise Papa WEMBA nous a quitté
Hommage : Le prince de la rumba congolaise Papa WEMBA nous a quittés
Hommage : Le prince de la rumba congolaise Papa WEMBA nous a quittés

La fin d’une icone

Univers Rumba Congolaise a le profond regret d’annoncer la mort inopinée de l’icône de la sape et de la rumba congolaise SHUNGU WEMBADIO alias PAPA WEMBA. En effet, l’artiste était invité en Côte d’Ivoire à la 9ième édition du festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo, FEMUA en sigle.
 
Etant le dernier artiste à monter sur scène vers 5 heures du matin ce dimanche 24 avril 2016, il n’a eu à interpréter que trois de ses titres à la grande satisfaction du public venu nombreux avant de s’écrouler sur scène.
 
Transporté en urgence à l’hôpital la Pisam, il tira sa révérence loin du public dont il avait fait sa raison de vivre. L’artiste est mort comme il a vécu. Il respirait musique, ne vivant que pour la musique et c’est sur la scène que s’est ouverte la porte l’ayant conduit au repos éternel vers le panthéon où reposent les grands artistes de ce monde.
 
Que son âme repose en paix.

Hassan Paulka Lengo

© Copyright Univers Rumba Congolaise

Papa Wemba après son interview sur le plateau d'Univers Rumba Congolaise
Papa Wemba après son interview sur le plateau d’Univers Rumba Congolaise

PAPA WEMBA, lors de son passage en France sur le plateau d’Univers Rumba Congolaise, nous fait l’honneur de se livrer sur son état de santé, ses projets musicaux et sur le Congo.

Vous trouverez aussi en exclusivité quelques photos de lui.

 

 

 

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Clip Molaso - MJ30

Univers Rumba Congolaise vous fait découvrir le nouveau clip de MJ30 « Molaso » extrait du single, que l’artiste a évoqué lors de son interview sur notre plateau en décembre dernier.

 

 

Si vous souhaitez de plus ample information sur la carrière de l’artiste, n’hésitez pas à consulter sa biographie sur notre site : Biographie NJIBA Mfuyi Marie José alias MJ 30

Chanteuse Auteur-compositeur (Congo RDC)

Marie José NJIBA Mbuyi, connue sous le nom de Mj30
Marie José NJIBA Mbuyi, connue sous le nom de Mj30.

De son vrai nom Marie José NJIBA Mbuyi, connue sous le nom de Mj30. Née le 24 Avril 1986, Mj30 est une chanteuse et compositrice congolaise native de la Ville-Province de Kinshasa, Capitale de la République Démocratique du Congo, la diva africaine dont tout le monde marmonne le nom à longueur des journées.
Elle est l’une des divas les plus en vogue, les plus sollicitées et les populaires du moment.

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Papa Noël Nedule Prononçant un discours au nom de tous les artistes lors de la remise des médailles du «Prix National de Mérite de la Culture et des Arts »

Papa Noël Nedule Prononçant un discours au nom de tous les artistes
Papa Noël Nedule Prononçant un discours au nom de tous les artistes
Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a, au nom du Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, procédé mardi 29 décembre 2015 au Palais du Peuple à Kinshasa, à la remise des médailles du « Prix national de mérite de la culture et des arts » (PNMCA) aux 90 artistes et personnalités du monde culturel évoluant au pays et à l’étranger. Mais certains artistes congolais de la diaspora, qui n’ont pas été nominés, se sentent marginalisés et s’interrogent sur la procédure de sélection des récipiendaires.

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