Année : 2015

Le jury du prix du mérite de la culture et des arts honore certains de ses meilleurs artistes de la diaspora congolaise.

Le jury du prix du mérite de la culture et des arts honore certains de ses meilleurs artistes de la diaspora congolaise.
Le jury du prix du mérite de la culture et des arts honore certains de ses meilleurs artistes de la diaspora congolaise.
Après la première édition du Prix National du Mérite de la Culture et des Arts, PNMCA en sigle, organisé en 2014, prix ayant récompensé les meilleurs artistes congolais, toute discipline confondue, le jury, sous le haut patronage du Ministère congolais de la culture et des arts, a sélectionné parmi les nominés de cette année neuf des dignes fils du pays évoluant en Europe.

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Faya Tess

Chanteuse auteur-compositeur interprète (Congo RDC)

La chanteuse Faya Tess en concert
La chanteuse Faya Tess en concert

FAYA TESS, la Sirène d’Eau douce

Elle est née en 1966 à Kinshasa, en république démocratique du Congo. Sous ses apparences calmes se cache un volcan en constante ébullition justifiant ainsi son nom de FAYA TESS, le feu ravageur…

Abandonnant les études devant la sanctionner d’un diplôme d’ingénieur, FAYA TESS rejoint l’un des deux grands courants de la Rumba Congolaise et école, à savoir l’Afrisa international du seigneur Tabu Ley en 1986. Élément d’espoir de cet ensemble, elle devient très rapidement tête d’affiche avec le seigneur Tabu Ley. Ensemble, ils vont faire les beaux temps du groupe.

Dès 1986 elle s’impose comme l’élément incontournable du groupe. Elle excelle dans la danse et au chant. Ainsi, pendant une dizaine d’années elle aligne différents albums.

L’amour n’est pas seulement le thème qu’elle exploite dans ses chansons. FAYA TESS est interpellée par tout ce qui touche l’être humain et très sensible aux injustices et aux violations des droits humains. Ainsi va-t-elle faire scandale avec la chanson «Selimo », une dénonciation des mariages arrangés et forcés par les parents. Cette chanson lui apportera une autre considération de la société, celle d’une rebelle.

Après une dizaine d’années au sein d’Afrisa, elle se lance dans une carrière solo avec son album Keba en 2000 qui signifie « faites attention j’arrive ». Cet album est un mélange de différents styles qu’elle a maitrisés tout au long de son parcours.

C’est avec cet Album Keba qu’elle a reçu le prix de la meilleure chanteuse d’Afrique centrale. Seule chef de son destin, elle s’entoure quand le besoin se fait sentir de différents artiste de renommé international.

Avec sa voix enveloppée dans du velours, elle enflamme des cœurs à la seule vue de ses yeux doux, d’où son surnom de la sirène d’eau douce.

Avec ce pouvoir inné, FAYA TESS a conquis plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Aujourd’hui encore, elle est incapable de fermer les yeux sur ce qui se passe dans le monde. Avec le concours de Lokua Kanza, elle a dénoncé l’endettement de l’Afrique dans la chanson « Annulons la dette ».

Attachée à son continent Africain, FAYA TESS s’est investie à Paris dans une association de sensibilisation contre le V.I.H et les maladies sexuellement transmissibles. Elle voyage de ville en ville pour mener des actions de prévention auprès de la population originaire d’Afrique subsaharienne et des caraïbes, même lors de ses concerts.

Le 14 mars 2010 FAYA TESS a fêté ses vingt cinq ans de carrière, en donnant un concert exceptionnel, avec une grande ovation du public dans la ville de Toulouse où réside son producteur. C’est à Paris qu’elle partagera le gâteau avec ses proches dans une soirée strictement V.I.P.

Discographie de la chanteuse Faya Tess

Faya Tess, Tabu Ley et l’Afrisa-international - Camarade-OEn 1986 : Album « Camarade O », Chanté par Faya Tess, Tabu Ley et l’Afrisa international
Faya Tess, M’bilia Bel,Tabu Ley - NadinaEn 1988 : Album « Nadina » Chanté par Faya Tess, M’bilia Bel,Tabu ley avec l’Afrisa International
Faya Tess et Tabu Ley - Moto akokufaEn 1989 : Album « Moto akokufa » Chanté par Faya Tess et Tabu Ley avec l’Afrisa international
Faya Tess,Tabu ley,Beyou ciel - Allo ParisEn 1991: Album « Allo Paris » Chanté par Faya Tess, Tabu ley, Beyou ciel avec l’Afrisa international
Faya Tess - SAM-TORAEn 1993 : Album « Sam Tora » Avec l’Afrisa International
En 1997 : Album « Kebo Beat » Chanté par Faya Tess, Tabu Ley, Abby Surya et Luciana avec l’Afrisa international
Faya Tess - Album KebaEn 2000, album « Keba » Reçoit le trophée du meilleur de l’Afrique centrale.
En 2004, album « Drop the debt » La chanson Bana chantée par Faya Tess et Lokua Kanza
Faya Tess - Album Libala ya temps pleinEn 2009, album « Libala ya temps plein »
Faya Tess - DésoléeeeEn 2014, elle sort l’album « Désoléééé !!!! ». Elle reçoit le trophée « Litomba » pour cet album : désigné meilleur album de ces cinq dernières années, par les journalistes congolais de l’Europe du réseau Ngambo na Ngambo.
Faya Tess - Quelques classiques de Tabu LeyEn Décembre 2014, elle fait un album intitulé « QUELQUES CLASSIQUES DE TABU LEY », Volume 1, dans le quel elle a repris 11 chansons de TABU LEY, et un nouveau titre en bonus : « Amour cache cache ».
Cela à l’occasion du premier anniversaire de la mort de celui-ci. Et ceci grâce à un grand mécène : Maitre Alexis Vincent Gomez, qui était aussi un grand ami de Tabu Ley.
Les titres de cet album sont : ya Gaby, Songi songi, christine, Londende, Ekeseni, Mon mari capable, silikani, Mokolo na kokufa, cheri samba, Libala ya maloba et Mundi.
Album Faya Tess - Quelques Classiques de Tabu Ley Rochereau vol_2En mars 2015, suite à la satisfaction du public après la sortie de « Quelques classiques de Tabu ley volume 1 » le même mécène finance la réalisation du volume 2. Faya Tess sort cet album en juin 2015, sous le label d’air monde culture, sa maison de production en collaboration avec Kanta Nyoboma.
Les titres sont : Permission, Mongali, Jolie Elie, Adios Théthé, Hortence, Connaissance, Bonbon Sucré, Mocrano, KJ, lLongo, Lyly Mwana ya quartier et Gipsy, soit 12 chansons de Tabu ley. Et en Juin 2015 elle sort le DVD de son album DESOLEEEE.
Album Faya Tess - Au temps des classiques vol_3En Décembre 2015, le public réclame la suite de la série « les classiques » Faya Tess sort le 3 ème volume. Cet album est intitulé « Au temps des classiques ».
Cette fois ci elle rend hommage aux pères géniteurs de la rumba Congolaise moderne : Grand Kallé (joseph kabassele), Franco et tabu ley. Elle interprète 15 chansons de ces derniers.
Au temps des classique vol4Le 10 mai 2016, FAYA TESS sort le 4ème volume de sa série « Quelques Classiques ».
Cette fois-ci, elle rend hommage aux Bantous de la Capitale : célèbre pionnier de la Rumba au Congo Brazzaville, African Jazz de Grand Kallé et Ok. Jazz de luambo Makiadi Franco. Au total : 16 titres interprétés.
Faya Tess spécial Madilu System et Lutumba SimaroLe 28 octobre 2016, dans la même série, elle sort le volume 5 où elle rend hommage aux deux derniers vétérans de la rumba congolaise moderne : Madilu System et Lutumba Simaro.
En juin 2017, dans la même série, elle sort le volume 6 où elle rend hommage aux orchestres de la rumba congolaise moderne : Maquisard, OK Jazz, Afrisa et Bantou de la capitale.

 

Itinéraire de la chanteuse Faya Tess

La chanteuse Faya Tess se produit dans plusieurs grandes salle de renommé international, telles que :

Belgique,

  • Salle Madeleine en 1989 à Bruxelles
  • Salle Pyramide, en 2002 à Bruxelles

 

France,

  • Salle la Mutualité en 1989 à Paris
  • Salle New Morning en 1991 à Paris
  • Salle Bataclan en 1992 et à Paris
  • Salle Zénith en 1993 à Paris, avec le chanteur Sam Manguana
  • Salle Théâtre de l’empire en 1998 à Paris
  • Salle Elysée Montmartre en 2002 à Paris
  • Salle salon Wilson en 2003 à Paris
  • Salle la mounède en 2009 à Toulouse
  • Salle salon Wilson en 2010 à Paris
  • Salle les Isards en 2010 à Toulouse
  • Salle Barbara en 2016 à Paris 75018

 

Afrique,

De 1986 à 2016, nombreux concerts dans des grandes salles :

  • Au Congo (R.D.C), Congo Brazza, Kenya, Tanzanie, Rwanda,
  • Burundi, Mozambique, Zambie, Namibie, Sénégal.
  • Afrique du Sud en 1996,
  • Cote d’Ivoire, salle Omnisport en 2000 à Abidjan
  • Cote d’Ivoire, Salle Afrique étoile en 2000 à Abidjan
  • Cameroun, salle Palais de congrès en 2001 à Douala
  • Togo, salle Arakawa en 2004 à Lomé.

 

Amérique,

  • Tournée aux États-Unis en 1990 et 1991, à New York, Chicago, Washington, New Orléans, ….
  • Brésil en 1988.

Participation aux festivals et galas

Europe :

  • Festival Arica Mama « édition 1992 » Utrech en Hollande
  • Festival Couleur Café « édition 1993 » Bruxelles, Belgique
  • Festival Le Divan du monde « édition 1998-2001 Paris, France
  • Festival Black Is Black édition 2001 Paris, France
  • Festival à l’Unesco « édition 2002 » Paris, France
  • Gala Nuits des Femmes « édition 2008 » Paris, France
  • Grand Gala de la femme « édition 2008 » Paris, France
  • Soirée de Gala au salon Hoche en 2011 à Paris, France
  • En 2014 (avril) Soirée de la Femme Franco Congolaise à Poissy
  • En mars 2015 : journée de la femme chez ma Byby à Combe-la-ville
  • En Juillet 2015, Festival Nuit de Fourvière : nuit de la rumba à Lyon, accompagnée par des Cubains
  • Le 18 Mars 2017, Soirée de Gala à Oslo (Norvège)
  • Le 30 Décembre 2017, soirée de Gala à Toulouse
  • Le 17 Février 2018, soirée de Gala à Lieusaint : Région Parisienne

 

Afrique :

  • Festival Fespam « édition 2001 » au Congo Brazza
  • Festival festidam « édition 2007 » Libreville Gabon ;
  • Le 18 juillet 2015, Faya Tess donne un concert à Kinshasa au Palm Beach, sous le thème du concert de retrouvaille, où elle a retrouvé avec succès son public qu’elle avait quitté depuis quelques années.
  • Soirée de Gala Muana Mboka à Kinshasa en juillet 2015
  • F.I.E.T. (Festival International des étoiles) à Kinshasa en juillet 2016

 

Autres concerts

  • En 2013, concert live pour l’émission Addy loba à Paris
  • En 2014, du 16 au 19 Mai, show case à la Foire Africaine de Paris
  • Janvier 2016 Concert à la salle Barbara, Paris 75018
  • Mars 2016 concert au théâtre Berthelot à Montreuil
  • Juin 2016 : concert à Zaragoza (Espagne)
  • Septembre 2016 aux centres des activités de Pardieu à Lyon, accompagnée par des Cubains.
  • Septembre 2016 : concert au Stade Gerland à Lyon, accompagnée par des Cubains.
  • En Juin 2017 : Show case à Lyon, pour la journée mondiale des réfugiés et des migrants.
  • Le 25 Août 2017, concert en Hongrie, dans la ville de NYIREGYHAZA, accompagnée par des Cubains.
  • Le 21 Janvier 2018 à Bruxelles, accompagnée d’une vingtaine d’artiste, pour rendre un vibrant hommage à Patrice Lumumba.
  • Le 28 Avril 2018 et le 5 Mai 2018, concert V.I.P devant les hauts dignitaires à Cotonou: Bénin
  • Le 14 Juillet 2018 à la salle : le Millénaire à Saviny-le-Temple, dans la région Parisienne, avec le chanteur Centrafricain, Max Gazoulema
  • Le 18 Aout 2018 concert à Toulouse avec le chanteur Centrafricain, Max Gazoulema…
Faya Tess en concert à Kinshasa en 2015
Faya Tess en concert à Kinshasa en 2015

 

Pour toutes informations supplémentaires concernant l’artiste pendant toute sa carrière
musicale et l’achat de ses chansons contactez :
Larumbacongolaise1@yahoo.fr ou sur le site internet dans la boutique.
Téléphone :+0033 625027865

Saak Sakoul 1er

Le chanteur congolais Saak Sakoul 1er, de son vrai nom Bonghat Tshekabu, du groupe trio Madjesi (Mario, Djeskain et Sinatra) qui se faisait accompagner par l’orchestre Sosoliso, est malade. Néanmoins, il croit en sa guérison. Il s’est confié sur sa maladie et le comportement de ses collègues à Robert Kongo, notre correspondant en France.

 

Comment allez-vous?
Ça va bien. Certes, je suis un peu fatigué parce que j’ai été très malade, mais je vais de mieux en mieux. J’espère que cela va continuer ainsi. Je croise les doigts.

 

De quel mal souffrez-vous?
Je suis atteint de diabète et je souffre de l’hypertension artérielle. Ça va aller parce que je suis entre les bonnes mains et sous traitements appropriés pour soulager ces maux. Ça me rassure.

 

Comment subvenez-vous à vos besoins, notamment aux frais médicaux?
Je suis pris en charge par l’Etat français. Je suis donc couvert socialement. De plus, mes enfants me portent secours et assistance. Je n’ai aucune contrainte ou problème pour cela.

 

Les autorités congolaises sont-elles au courant de vos nouvelles?
C’est possible qu’elles aient été informées. Chose curieuse, je viens d’avoir une information selon laquelle mon nom figurerait dans une liste des personnes que le gouvernement entend décorer, via le ministère de la culture, dans les prochains mois! Selon ces sources, des dispositions sont en train d’être prises pour organiser mon voyage à Kinshasa. Je n’affirme ni n’infirme rien du tout. J’attends les actes.

 

Avez-vous essayer de les contacter?
Non, je n’ai fait aucune démarche. J’estime que si elles veulent vraiment avoir de mes nouvelles ou m’informer d’un tel projet, elles peuvent toujours me joindre parce qu’ elles ont tous les moyens pour avoir mes contacts.

 

Vos collègues artistes musiciens résidant en France sont-ils informés de votre état de santé?
Bien sûr que oui! Mais à Part Dona Mobeti, personne ne vient me rendre visite. Je l’affirme avec force parce que ça me fait très mal. Bomoko pe bolingo kati na biso balanga nzembo ya Congo ezali wapi? ( Où est l’unité et l’amour entre artistes musiciens congolais?). C’est vraiment triste.

 

Pourquoi l’artiste musicien congolais a du mal à fraterniser avec son collègue et de nouer une amitié avec lui?
Je ne sais pas. Moi aussi, je me pose cette question.

 

Vos collègues qui vivent au pays prennent-ils de vos nouvelles ?
Je ne sais pas s’ils se rappellent qu’il eût un certain trio Madjesi (Mario, Djeskain et Sinatra) et l’orchestre Sosoliso qui ont fait bouger le Congo, Zaïre à l’époque, et partant toute l’Afrique!

 

Verckys Kiamuangana Mateta, le patron de l’orchestre Vévé dans lequel vous avez évolué, est-il déjà venu vous rendre visite?
Je ne l’ai jamais vu. Pourtant, je l’ai personnellement appelé pour lui informer de mon état de santé. Mon fils, Marco, était témoin ce jour-là. Verckys ne s’est jamais manifesté. Sa femme, qui est l’une des vielles amies de Françoise (le prénom de son épouse. Ndlr) , est également au courant. Qu’il ne fasse pas croire aux gens qu’il n’est informé de rien. C’est faux. C’est surtout déshonorant pour quelqu’un de son acabit.

 

Trio Madjesi

 

Et vos pairs de l’orchestre Sosoliso: Mario Matadidi Mabele et Loko Massengo Djeskain?
Mario est venu me rendre visite à mon domicile en décembre 2014 et je ne l’ai plus jamais revu ; Djeskain ne m’a jamais rendu visite! Cette remarque lui a été d’ailleurs faite par mon épouse.

 

C’est vrai ce que vous dites?
Je le confirme. Heureusement que ma famille est là , attentive à mes besoins, prête à tout faire pour moi; le secours et le réconfort qu’elle m’apporte sont inestimables. J’ai l’impression d’être abandonné par mes collègues artistes musiciens que j’ai toujours considéré comme ma seconde famille. C’est écœurant, mais c’est la vie.

 

Etes-vous confiant dans l’évolution de votre état de santé?
Bien sûr que ça va aller. Si les médecins le disent, comment ne pas y croire? Je reste serein et confiant pour l’avenir.

 

Vous êtes l’un des grands artistes de la musique congolaise et vous n’avez plus rien à prouver. Qu’est-ce que la musique vous a apporté?
Grâce à la musique, j’ai pu m’acheter une maison et j’ai acheté des terrains constructibles pour tous mes enfants. Grâce à ce métier, j’ai pu élever mes enfants qui ont bénéficié d’un bel encadrement familial. Aujourd’hui, ils me le rendent bien. Ça va, je n’ai pas à me plaindre.

 

Avez-vous un regret?
Oui, celui de ne pouvoir continuer à faire de la musique et éventuellement d’en vivre.

 

Si vous avez un message à adresser aux autorités congolaises, ce serait lequel?
Je leur demande de protéger et d ‘encourager notre culture. Le chanteur, le musicien, le dessinateur, le comédien, le sculpteur…sont la vitrine de notre culture. Toucher à la culture d’un pays, c’est toucher à son âme Aujourd’hui, l’artiste congolais, porte-étendard de notre culture, est abandonné à son propre sort. Le manque de moyens pour faire face aux exigences de son travail l’oblige à vivre dans le dénuement. Cela ne valorise pas notre culture, et partant notre pays. Chers dirigeants, pensez-y!

 

Un dernier mot?
Je dis aux mélomanes de la bonne musique congolaise que l’on se reverra. Je les embrasse tous.

 

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France
Copyright Le potentiel

 

LUAMBO MAKIADI alias FRANCO - Mario

Franco - Mario
De toutes les œuvres de LUAMBO MAKIADI alias Franco de Mi amor, Mario est la plus médiatisée et c’est celle qui a aussi connu le nombre de ventes le plus élevé dépassant le seuil de cent mille exemplaires. Ce fut un disque d’or.

Dans l’éventail des tableaux satiriques de la société congolaise peints par LUAMBO, si la femme a toujours occupé une place de choix, l’intellectuel, le politicien et le jeune n’ont pas été mis en marge, au contraire. Cette œuvre est la preuve de la dépravation des mœurs qui a pris en otage toute une jeunesse qui évolue dans une société qui ne lui offre pas des modèles capables de lui permettre de canaliser ses efforts vers certaines vertus sociales. Mario est un tableau pittoresque et très coloré dans lequel l’auteur peint cette jeunesse en quête de facilités qui adore se faire materner par des femmes plus âgées qu’elle.

A travers cette peinture, Franco touche du doigt une certaine réalité qui s’est ancrée dans la société congolaise et qui a réussi à détourner certains jeunes gens des efforts qu’ils doivent consentir pour se frayer leur propre chemin. Pour cela, l’auteur a caricaturé autant que possible le gigolo avec des mots souvent très durs, mais sans méchanceté. Il l’a peint tel qu’une personne se retrouvant dans une situation analogue n’aurait pas du plaisir à se regarder dans cette peinture. Cette réalité lui paraîtrait injurieuse. C’est d’ailleurs ça l’hypocrisie que ne cessait de combattre Franco, à travers ses œuvres. Fidèle à son style, il a utilisé son langage habituel fait de discours directs, francs, dans un langage populaire, satirique, provocateur, choquant et parfois même vulgaire au gré de sa propre volonté.

Environnement autour de cette chanson

La société congolaise a vécu pendant longtemps sous le régime du Maréchal MOBUTU qui avait institué la politique du recours à l’authenticité. Celle-ci prônait les recours aux valeurs ancestrales : le respect, l’éthique, la morale… Mais parallèlement à cela, s’était développée une certaine bourgeoisie qui s’est accompagnée de certains dérapages moraux. Les hommes mûrs raffolaient plutôt les petites filles ; tandis que les femmes mûres commençaient à s’offrir les services des jeunes hommes. Le tout, par la force de l’argent. Malheureusement cela ne se faisait plus en cachette et les gens commençaient presque à s’en accommoder.

Emu par cette situation, Franco l’avait décrite une première fois sous une autre forme dans la chanson intitulée Petit poussin. Là, c’était un homme qui se plaignait de constater que sa femme dépensait tout son avoir au profit des jeunes gens (petits poussins) qu’elle entretenait.
Devant la récurrence de la situation, LUAMBO est revenu dans Mario pour stigmatiser cette pratique en parlant directement à la jeunesse à travers ce gigolo nommé Mario. Ainsi, à son passage à Libreville au Gabon, il a profité pour enregistrer cette chanson au studio MADEMBA.


Mario

Parole
Ô Mario, cherche même une femme à épouser. Mario, ton travail c’est seulement de chercher des mères nourricières. On ne peut pas t’en empêcher ?
Chant
Des problèmes aujourd’hui, des problèmes le lendemain, je suis fatiguée. Des bagarres aujourd’hui, des disputes le lendemain, j’en ai ras-le-bol. Je refuse d’exposer le corps aux griffes. Je suis fatiguée. Mario, je suis fatiguée, Mario, j’en ai ras-le-bol.
Parole
Ô Mario, je t’ai déjà interdit de courtiser les femmes nanties. Écoute comme elle te livre aux cœurs des femmes et des hommes. Toi qui a cinq diplômes, Mario, fais quand même un effort pour chercher du travail. Pourquoi es-tu en train de salir et de ridiculiser ton nom comme ça, Mario ?
Chant
Les produits que j’utilise ont rendu ma peau très douce. Tu me violentes, je risque de me blesser et d’attraper le cancer et après quand je vais commencer à pourrir, tu me fuis. Mario, j’en ai ras-le-bol, Mario, je suis fatiguée.
La famille de Mario pense que ce dernier me donne de l’argent. Or, c’est moi qui l’habille, le nourris et l’héberge. Mario, je suis fatiguée. Sors ! Sors de ma maison, Mario. Pourquoi cette dette d’amour ? Il me frappe de jalousie. D’un côté, c’est une jalousie hypocrite, de l’autre, il est jaloux de tous les biens que possédais déjà à son arrivée chez moi. Pour un rien, il se met à casser les biens de la maison que j’ai achetés. Je suis fatiguée, Mario, j’en ai ras-le-bol. Va-t-en, j’en ai assez de toi.
Parole
Mario ! Tu m’as rencontrée avec tous les biens qu’un autre homme avait achetés. Tu ne prends pas plaisir à en jouir ? Tu ne prends pas plaisir à manger à table ? Seulement si la jalousie t’étreint la poitrine, tu prends plaisir à me battre et à casser les biens de la maison. Mario ! Au fait, je t’ai beaucoup aidé. Ton dernier diplôme, c’est moi qui t’ai aidé pour l’obtenir, Mario. Et maintenant je suis devenue une mauvaise femme ? Mario, ça ne fait rien. Ah, le monde ! C’est toujours C’est ça.
Chant
L’homme me trouve déjà bien installée, demande de me condamner et j’accepte. L’homme me trouve plein de succès, demande de me diriger et j’accepte. Je commence à sortir avec lui, on commence à l’appeler Monsieur. Mario a fait la grosse tête pensant que mes biens lui appartiennent. Mario ! J’en ai ras-le-bol de toi. Va-t-en, Mario, j’en ai assez de toi.
Mario est rentré chez ses parents, il a retrouvé son lit de jeunesse. Au moment de dormir, il s’est retrouvé sur un petit lit avec des jambes qui dépassent les sommiers. Mario je suis fatiguée. Achète le lit, j’en ai ras-le-bol.
Ne te dérange pas. Pour le loyer, c’est toujours moi qui paye. Pour tous les habits que je t’ai achetés, je te les laisse en souvenir de notre amour. Ce qui se trouve au pressing, je te les enverrai par des gens. Mario, j’en ai assez de toi. Va-t-en, j’en ai ras-le-bol de toi.
Parole
Ô Mario ! Jaloux comme une fusée ! Tout ce que Mario trouve à faire c’est de frapper mes enfants. Est-ce que ce sont tes enfants ? Tu n’aimes que les mères nourricières.
Chant
Il me frappe de jalousie. D’un côté, c’est une jalousie hypocrite, de l’autre, il est jaloux de tous les biens que possédais déjà à son arrivée chez moi. Pour un rien, il se met à casser les biens de la maison que j’ai achetés. J’en ai ras-le-bol j’en ai assez de toi, Mario, j’en ai ras-le-bol. Sors ! Va-t-en, j’en ai assez de toi.
Parole
Quand j’avais perçu mes 30 parts d’argent de ristourne, j’avais acheté une Mercedes 190. Un jour je dis à Mario de sortir pour une promenade. Arrivés en cours de route, Mario me dis de lui céder le volant, qu’il conduise pour faire croire aux gens que c’est lui qui me l’a achetée. J’ai dis à Mario, non moi aussi j’ai envie de conduire car je viens à peine de l’acheter. J’aimerais que les gens sentent que c’est moi qui viens de l’acheter. Nous nous sommes disputé le volant, Mario a cogné ma voiture contre un arbre.
Chant
Mon corps est encore doux et tendre, tu veux me démolir le visage. Il paraît que toutes les femmes que tu courtises, tu finis par leur démolir le visage. Chez moi, stop. Je suis fatiguée de toi. Mario papa ! J’en ai ras-le-bol de toi. Vas-t-en, j’en ai assez de toi.
Parole
Mario aime qu’on lui masse les joues avec des pommades. Même si c’est tout noir, que ça devienne très clair. Il n’aime pas épouser les femmes de son âge. Il aime seulement les mères nourricières, ô Mario.
Mario n’a pas de valise. Si la mère nourricière le chasse, il enferme tous ses effets dans un pagne : les brosses à dents, la tondeuse pour le rasage, le peigne.
Chant
L’homme me trouve déjà bien installée, demande de me condamner et j’accepte. L’homme a fait la grosse tête pensant que mes biens lui appartiennent. L’homme me trouve plein de succès, demande de me diriger et j’accepte. Je commence à sortir avec lui, on commence à l’appeler Monsieur. Mario a fait la grosse tête pensant que mes biens lui appartiennent. Mario ! J’en ai ras-le-bol de toi. Va-t-en, Mario, j’en ai assez de toi, emporte tes habits, j’en ai ras-le-bol de toi.
Parole
Mario ! À travers toi, je conseille tous les jeunes. Vous commencez à courtiser les femmes d’autrui pour leur argent ? Son mari bosse dur pour donner l’argent à sa femme. Toi, tu pars t’accrocher à elle pour la ruiner. Ah, toi Mario ! Tu es venu trouver un bel appartement bien meublé, et les biens dont tu ignores complètement l’acheteur. Tu viens, t’installes, tu utilises le téléphone et le téléviseur, ô Mario ! Pense que celui qui a acheté avait souffert pour le faire. Qu’est-ce qu’il y a Mario ? Ah ! Qu’est-ce-que je peux encore dire ? Rien, rien, rien, Mario.
Chant
Ne te dérange pas. Pour le loyer, c’est toujours moi qui paye. Pour tous les habits que je t’ai achetés, je te les laisse en souvenir de notre amour. Ce qui se trouve au pressing, je te les enverrai par des gens. Mario, j’en ai assez de toi. Va-t-en, papa, j’en ai assez de toi. Sors ! sors ! J’en ai ras-le-bol de toi.
Parole
Mario ! Toutes ces chaussures Weston et ces chaussures croco que tu portes, c’est seulement la femme qui te les achète ? Les habits Valentino, les complets en cuir, les chemises en soie, les ceintures en lézard, c’est toujours la femme qui te les achète, Mario ? Tes cheveux sont devenus tendres et bien lisses sur ta tête comme des ficelles biens arrangées, c’est toujours la femme qui paie cette coiffeuse-là ?
Chant
Les produits que j’utilise ont rendu ma peau très douce. Tu me violentes, je risque de me blesser et d’attraper le cancer et après quand je vais commencer à pourrir, tu me fuis. Mario, j’en ai ras-le-bol, Mario, je suis fatiguée.
Mario est rentré chez ses parents, il a retrouvé son lit de jeunesse. Au moment de dormir, il s’est rendu compte que le matelas rempli de feuilles de pelouse sèche est complètement éventré. J’en ai ras-le-bol, Mario, le matelas gratouille, je suis fatiguée. Achète le matelas, j’en ai ras-le-bol.
Des disputes aujourd’hui, des bagarres le lendemain, j’en ai ras-le-bol. Des problèmes aujourd’hui, des problèmes le lendemain, je suis fatiguée. Je refuse d’exposer le corps aux griffes. J’en ai ras-le-bol. Mario, je suis fatiguée de toi. Emporte tes habits, je suis fatiguée de toi. Ne laisse rien, j’en ai ras-le-bol de toi.
Parole
Je revenais du marché, j’ai trouvé Mario très fâché. Je me suis dis que peut-être les domestiques n’ont pas bien préparé sa nourriture. Je suis, moi-même entrée dans la cuisine pour lui faire de la bonne sauce. Quand je l’ai servi, Mario ne veut pas manger. Il est fâché. Il m’a appelée à l’écart pour me dire : « chérie, tu sais pourquoi je suis fâché ? », je lui dis non. Et il dit : « le complet de lin qui est en vogue ce dernier temps, si tu ne me l’achète pas, cette-ci ce sera la séparation. »
Chant
Mario me trouve plein de succès, demande de me diriger et j’accepte. Je commence à sortir avec lui, on commence à l’appeler Monsieur. Mario a fait la grosse tête pensant que mes biens lui appartiennent. Mario ! J’en ai ras-le-bol de toi. Un mauvais mari ! Je suis fatiguée de toi. Un mari qui me frappe à tout moment ! Je suis fatiguée de toi papa.
Parole
Ah Mario ! Pars seulement. Mêmes les grands frères du quartier qui m’ont vue grandir, tu as commencé à leur faire des scènes de jalousie ? Quand Mario constate qu’il y a versement d’argent, il enlève son maillot de corps, il veut faire les comptes, rempli de jalousie et tout en sueur. Mais cet argent que tu comptes, est-ce pour toi ?
Chant
Il me frappe de jalousie. D’un côté, c’est une jalousie hypocrite, de l’autre, il est jaloux de tous les biens que possédais déjà à son arrivée chez moi. Pour un rien, il se met à casser les biens de la maison que j’ai achetés. J’en ai assez de toi. Mario papa, j’en ai ras-le-bol de toi. Va-t-en, j’en ai assez de toi, tu es trop cupide, j’en ai assez de toi.
La famille de Mario pense que ce dernier me donne de l’argent. Or, c’est moi qui l’habille, le nourris et l’héberge.
Parole
Mario, en tout cas, je suis fatiguée. Cette fois-ci tu ne verras plus mes amies venir te supplier de rentrer à la maison. D’ailleurs va-t-en pour de bon. Tu appartiens à une autre famille et moi de même, point.

L’artiste et son œuvre

En dehors des faits réels ayant engendré cette chanson, l’inspiration dans l’exploitation de ce thème vient du plus profond de l’artiste ; c’est-à-dire de quelqu’un qui s’est battu toute sa vie pour se créer des voies vers la réussite. La facilité n’a donc jamais été dans son lot. Ainsi, cette chanson fait ressortir l’un des nombreux signes de révolte que l’artiste exprime contre sa société ; une société qui ne l’a pas dorloté par l’octroi de certaines facilités. Raison pour laquelle, l’œuvre, en elle-même est le reflet de son état d’esprit.

Ce tableau ironise sur cet aspect de vie facile en étalant au grand jour le niveau de perversion morale à laquelle toute la société congolaise est confrontée. Un homme détenteur de cinq diplômes préfère les ranger dans son placard pour se faire entretenir par des femmes, au lieu de chercher à travailler. Cette ironie fait ressortir un contraste que l’artiste met en exergue dans son tableau : la réussite par les études et la réussite par le pragmatisme. Au fond de LUAMBO MAKIADI, ce combat a toujours existé. Lui qui n’a presque pas étudié a souvent été confronté à ce complexe devant les intellectuels qu’il réussissait, du reste, à tenir toujours en respect par son pragmatisme.

Comme il a été précédemment dit, les œuvres de Franco LUAMBO MAKIADI sont des couteaux à double tranchant. Si Mario est une caricature du gigolo fainéant, jaloux et agressif désavoué par sa concubine, celle-ci, en revanche, se retrouve dans ce tableau comme une perverse qui ayant bénéficié des largesses d’un autre homme, s’adonne à l’entretien des jeunes gens pour satisfaire ses caprices personnels au détriment de ses propres enfants.
Mario est un tableau qui peint le quotidien de la société congolaise à travers des scènes de ménages peu ordinaires entre une femme mature et un jeune homme liés, non par amour mais par intérêt. Dans une société africaine qui donne à la femme certains rôles bien définis, certaines scènes ne passent pas facilement aux yeux de tous. La femme comme mère et épouse est plus valorisante que la libertine qui tient à ses droits personnels en vue de la satisfaction de ses besoins physiologiques.

Enfin, cette œuvre a pour cible la jeunesse. Mario est donc pour celle-ci le modèle à ne pas imiter. Le travail, la persévérance, le dépassement et le pragmatisme valent mieux que la facilité. C’est un fait que beaucoup ne condamnent pas ouvertement. C’est pourquoi l’auteur fustige l’hypocrisie des hommes par la dénonciation de certains comportements sociaux qui ont tendance à s’enraciner fortement dans la société. Il n’a pas tord quand il a chanté : « ma bouche a renoncé à chanter l’amour, LUAMBO aime seulement chanter la vérité ». C’est souvent cette vérité qui, exprimée en des termes crus dérange beaucoup personnes.

L’artiste et son langage

LUAMBO MAKIADI est un artiste stable tant dans son expression que dans son langage. Dans cette œuvre, il ne s’en est pas dérobé du tout. Les caractéristiques essentielles de son langage transparaissent clairement. Il y fait preuve d’une verve oratoire sans pareil. On y trouve son habituel langage franc, direct, ironique, provocateur, choquant, satirique, agressif, populaire et vulgaire.

Le vocabulaire utilisé dans cette chanson ressemble beaucoup à un discours entre commères. Un discours simple, à la limite de l’injure. Quand cette femme, par la bouche de Franco, dit : « Ô Mario, cherche même une femme à épouser. Ton travail c’est seulement de chercher des mères nourricières. On ne peut pas t’en empêcher ? » Il en ressort des propos dont la brutalité, sans être proprement injurieux, choquent fortement le concerné à qui ils s’adressent directement. Ces paroles englobent, à elles seules, l’essentiel des caractéristiques du langage de l’auteur. Elles sont à la fois franches, directes, ironiques, provocatrices, choquantes, agressives…

En plus des caractéristiques ci-haut, la chanson est exprimée dans un langage simple, populaire et même vulgaire à l’exemple, entre autres, de cet extrait : « Ah Mario ! Pars seulement. Mêmes les grands frères du quartier qui m’ont vue grandir, tu as commencé à leur faire des scènes de jalousie ? Quand Mario constate qu’il y a versement d’argent, il enlève son maillot de corps, il veut faire les comptes, rempli de jalousie et tout en sueur. Mais cet argent que tu comptes, est-ce pour toi ? »

Somme toute, de bout en bout, cette chanson est remplie de piques avec des termes aussi épicés les uns que les autres. Le langage employé peint un personnage à qui personne ne voudra vraiment ressembler, c’est peut-être ça l’objectif visé par l’auteur. Comme ce langage s’insère facilement dans le parler populaire, le mot Mario est entré dans le langage courant du congolais moyen. Il signifie tout simplement gigolo.

Le langage de François LUAMBO MAKIADI alias Grand Maître Franco de Mi amor exerce une forte influence sur sa société. Le langage courant du congolais moyen regorge beaucoup de néologismes issus des chansons de ce dernier. Cette facilité résulte de la proximité de son langage avec les masses populaires d’un côté, et de la richesse des images contenues dans ces mots, de l’autre. Un seul mot suffit parfois pour exprimer tout un contexte.

Mario, par exemple, renvoie à la fois à l’image d’un jeune homme profiteur, fainéant et dépourvu de tout qui se fait entretenir par une femme. C’est autant d’images pour un seul mot. C’est ça le langage de Franco, un langage très pittoresque et coloré, traitant des thèmes de société. C’est pourquoi LUAMBO MAKIADI demeure incontestablement LE PEINTRE POPULAIRE DE SA SOCIETE qu’Univers rumba congolaise a tenu à célébrer et à honorer tout au long du mois d’octobre 2015. Au-delà de l’homme, l’artiste jouit de l’immortalité à travers son riche héritage légué à la postérité.

Jean Claude Engbondu Lema
Correspondant Univers-rumba congolaise au Congo RDC
© Copyright Univers Rumba Congolaise

 

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L’artiste musicien Dino VANGU alias le maestro de la rumba congolaise classique avait convié les médias parisiens le samedi 31 octobre 2015, dans les locaux de PACTOLE PRODUCTIONS à CHEVILLY LARUE au N° 220 de l’avenue Stalingrad en France, à une conférence de presse dont le clou était la présentation de son nouvel album intitulé: « AU REVOIR TABU LEY ».

Cette conférence de presse avait eu trois temps forts : le premier avait consisté à un jeu de questions réponses autour de sa vie aux côtés de TABU LEY. Elle était animée exclusivement par les journalistes BAMBA TOKO et NZUNGA MBADI, le deuxième temps fort était la continuité du premier, mais avec l’implication de tous les journalistes de différents organes de presse présents. Enfin, le troisième temps fort a consisté à éclairer l’opinion sur tous les aspects relatifs à la production et à la réalisation de cet album.

Ce troisième temps fort était animé conjointement par l’ancien secrétaire de l’AFRIZA INTERNATIONAL, monsieur Richard BIKUSA et monsieur Hassan PAULKA LENGO, le manager d’Univers rumba congolaise. L’ambiance y était cordiale et l’artiste a été à la hauteur de l’événement en répondant à toutes les questions lui posées sans se dérober.

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Le moment le plus émouvant de la conférence de presse est intervenu lorsque, guitare à la main, DINO VANGU demanda l’attention de l’assistance avant d’accomplir, selon lui, « la dernière volonté de son maître » qui, sur le lit de l’hôpital lui aurait dit que s’il mourrait, il souhaiterait qu’un jour celui-ci chante en public ou devant la presse la chanson qu’il avait composée à la disparition de l’un de ses meilleurs amis. Cette chanson s’intitule « SOKI YO TE NANI ».

Devant un parterre d’invités de marque émotionnés, composé de deux anciens compagnons de route de TABU LEY, Faugus IZEIDI et Bovic SHAMAR, de l’ami personnel du défunt Jean Bruno THIAM, de l’un de ses fils en la personne de NESSY TABU et de plusieurs autres personnalités de marque, DINO VANGU a commencé à interpréter la chanson. Noyé par l’émotion et le chagrin, il n’a pas su aller à son terme, il éclata en sanglot sous les regards médusés de toute l’assistance.

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Ce n’est qu’à cet instant que nous avions compris ce que DINO VANGU avait confié à UNIVERS RUMBA CONGOLAISE hors caméra : « C’est un jour mémorable pour moi car, aujourd’hui je finirai mon deuil et je commencerai à revivre la conscience tranquille après avoir accompli les vœux de ROCHEREAU ». Et c’est ce qui fut fait.

Nous espérons que toute la nouvelle génération des musiciens congolais continuera toujours à honorer et à rendre hommage aux grands monuments de la musique congolaise, à l’instar de Tabu Ley Rochereau pour tout ce qu’il a apporté à la musique congolaise.

Hassan Paulka Lengo
© Copyright Univers Rumba Congolaise

 

LUAMBO MAKIADI alias FRANCO

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Tailleur, un titre évocateur d’amers souvenirs pour certains, le retour de la manivelle ou l’effet boomerang pour d’autres. Cette chanson est un pamphlet lancé à l’endroit d’un haut magistrat qui avait eu le malheur d’initier et d’exécuter le dossier à la base de l’emprisonnement de LUAMBO pour atteinte à la pudeur à la suite d’exécutions publiques de certaines chansons à caractère pornographique.

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Ray Lema, Solo Piano | Les Soirées Nomades

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Jeudi 8 octobre à 21h
Ray Lema – Solo piano
[Concert]

Ray Lema a sillonné la République démocratique du Congo dans toutes les directions – de la forêt équatoriale au Kivu, du Bas Congo au Katanga en passant par les régions du Kasaï – à la recherche des maîtres musiciens, des rythmes traditionnels et des riches sonorités de son pays. Ses vingt albums témoignent de ses rencontres et de sa quête d’une musique panafricaine.

En concert, ce musicien, chanteur et compositeur se produit aussi bien en quintet qu’en formation symphonique ou encore avec son trio vocal composé de Fredy Massamba, la star du hip hop à Brazzaville, et de Ballou Canta, le roi de la rumba à Kinshasa.

Les Soirées Nomades l’accueillent dans un cadre plus intimiste avec Solo piano. Dans ces morceaux qu’il a entièrement composés, Ray Lema exprime le fruit de toute son expérience ainsi qu’un retour à ses racines congolaises, perceptible dans les rythmes et les mélodies. Par ces courtes pièces, il souhaite « nous offrir un paysage afin que chacun, dans l’intimité de son cœur, puisse chanter les mots d’un nouveau rêve universel dans lequel l’Afrique aurait sa place ».
© Olivier Hoffschir

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François LUAMBO MAKIADI LOKANGA LA NDJO PENE alias Grand Maître Franco était un artiste au talent multiforme dont l’écriture avait le mérite de pouvoir, selon la volonté de son auteur, conscientiser, réveiller ou bousculer les consciences, convaincre les indécis, provoquer ou même choquer ceux qui ne partageaient pas avec lui les mêmes convictions. A ce propos, Franco était un homme de convictions, et il savait très bien les assumer.

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Comme à ses habitudes, Koffi OLOMIDE vient de lancer, avec pompe, sur le marché du disque le vingtième album de sa fructueuse carrière musicale avec un titre à la limite de la provocation : « 13ème apôtre ». La cérémonie a eu lieu le mardi 13 octobre dernier à 13 heures au siège de sa maison de production « Koffi central ».

D’après cet artiste, cet album marque le tournant de sa vie, car il est le dernier des albums des chansons « inédites » de sa brillante carrière musicale. C’est un album que les mélomanes attendaient avec impatience. Il est constitué d’un coffret de quatre CD composés de chanson de moins de dix minutes chacune en vue de répondre aux exigences de certains médias.

Dans cet album, Koffi a fait appel aux artistes renommés comme Ferre GOLA et Fabregas. Enfin il a réussi à s’attirer les services de son indomptable homonyme Antoine EVOLOKO dont il dit avoir toujours été son idole.

Hassan Paulka Lengo
© Copyright Univers Rumba Congolaise

 

 

LUAMBO MAKIADI alias FRANCO

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La rivalité et les scènes de jalousie entre femmes sont des thèmes très récurrents dans la musique congolaise moderne. La raison en est bien simple : la polygamie, bien que proscrite par la législation, est toujours présente dans la société congolaise, et le dérèglement sexuel des hommes s’y porte à merveille. Ces thèmes sont souvent traités de plusieurs manières. Mais Franco avait une façon bien propre à lui de les aborder. Tout pour lui dépendait du tableau qu’il voulait peindre selon l’orientation qu’il donnait à son inspiration. Il ne se donnait pas toujours la peine de jouer forcément le rôle de moralisateur et laissait, souvent, à chacun le loisir de tirer la leçon qui s’imposait devant la situation qu’il présentait.

La chanson sous analyse s’intitule Bomba, bomba mabe. Ceci se traduirait par « plus la peine de cacher. » C’est une chanson qui peint les relations tumultueuses entre deux femmes qui ne se supportent pas mutuellement autour d’un même homme. La concubine prend le courage d’adresser à la femme légitime une riposte incendiaire.

Environnement autour de cette chanson


La chanson « Bomba, bomba mabe » est, en fait, la réponse qu’une concubine adresse à sa rivale, la femme légitime, à la suite d’une invective lui lancée par celle-ci à travers la chanson intitulée Bisalela qui peut aussi se traduire par « futilités » ou « du n’importe quoi ». Cette dernière est une œuvre de Simaro LUTUMBA alias le Poète, musicien du T.P. OK JAZZ.


La genèse de cette histoire tourne autour d’une femme métisse issue de la haute société congolaise des années 1975 qui venait fraîchement de perdre son mari. Pendant qu’elle se trouvait encore au carrefour des multiples compassions lui vouées par tous ceux qui l’entouraient à la suite de cette perte inopinée, les rumeurs persistantes confirmaient qu’elle avait commencé à fréquenter un homme marié évoluant dans une même sphère que son défunt mari.

Comme à Kinshasa rien ne reste caché indéfiniment, l’épouse de cet homme, métisse elle aussi, finit par l’apprendre. Après enquête, elle décida de donner une leçon publique à cette femme qui n’a pas su observer dignement le délai de viduité en se jetant dans les bras de son mari pour déséquilibrer son foyer. Le Poète LUTUMBA s’en était chargé et le résultat fut à la hauteur de l’artiste : Bisalela, une chanson qui a galvanisé les foules.

En plus, le public ne s’était pas seulement contenté d’apprécier la haute facture de la qualité artistique de cette chanson, il s’était allègrement laissé aller dans les rumeurs et commérages qui accompagnaient ce tube. Ce qui était un secret qui se racontait dans les salons luxueux de certaines villas est devenu une histoire publique qui animait les conversations aux quatre coins de la ville de Kinshasa, même dans des marchés.
Cette chanson avait un message simple avec des mots qui, à la rigueur, étaient courtois et se résumaient en ceci :

« Je suis étonnée, si on venait à apprendre que tu commences à te battre pour un homme marié. Je me demande si tu t’es déjà débarrassée de la tristesse du deuil que tu portes. A qui alors l’as-tu confiée ? Tu exposes aux injures les femmes à la peau métissée comme toi. Gare à toi, je ne supporte pas que les moustiques se jouent de ma peau. Prouve aux yeux de tous que tu es sous le coup de la tristesse pour ce deuil qui vient de te frapper.
Quelles futilités ! Ça, c’est une malédiction ! Quelles futilités ! Tu n’as donc pas pu faire le deuil de ton mari même pendant deux mois… »
Ce pamphlet fut très amer pour la veuve et lui était resté au travers de la gorge. Elle a pensé à répliquer quand même malgré sa position dans cette épreuve de force. Qui, à ses yeux, était mieux placé pour laver cet affront ? Elle a pensé à LUAMBO MAKIADI alias Franco de Mi Amor. Et « Bomba, bomba mabe » vit le jour.

La riposte de LUAMBO MAKIADI

Consciente de sa position vis-à-vis de sa société, une société africaine très respectueuse de la mémoire des morts, la veuve prise au piège n’a cherché ni à s’expliquer, ni à se défendre. Elle a pris le courage d’assumer ouvertement son forfait et de défier tout le monde en s’adressant à sa rivale, par la bouche de Franco, en ces termes :
« Aujourd’hui j’en ai ras-le-bol, je suis fatiguée. Coupe-moi en morceaux et assumes-en les conséquences. Je sais que tu es l’épouse légitime. Je n’interdis pas ton mari de continuer à vivre avec toi. Plus la peine de cacher, je fricote avec ton époux, je me suis toujours cachée, nous ne l’avons jamais avoué, mais aujourd’hui, j’accepte la mort, j’accepte d’être coupée en morceaux.

Tu donnes mon nom aux gens que tu interroges pour savoir s’ils me connaissent. Tu leur demandes si je suis belle. Eh bien, ma mère m’a conçue belle, mon père est tombé sous le coup de ma beauté dès mon enfance. Tu envoies tes frères me faire la cour pour qu’après tu racontes au mari que moi, je suis légère. Je suis la cigarette Albert, je ne suis pas la cigarette Avalon.

Tu as commencé à dégonfler les pneus de la voiture du mari quand tu la vois parquée chez nous. Qu’est-ce que cela voudrait dire ? C’est une jalousie bestiale. C’est toi au moins qui connais les comptes du mari dans les banques. Toi et moi, qu’avons-nous à nous disputer, mon amie ? Qu’avons-nous à nous disputer ? C’est une jalousie bestiale.

Tu as commencé à humer mon parfum au retour du mari à la maison pour lui demander ensuite d’où lui sort ce parfum. Le parfum s’achète en ville, il s’achète en ville. Tu demandes mon nom au marché, mon amie. Tu demandes si je suis belle. Ma mère m’a conçue belle, mon père est tombé sous le coup de ma beauté dès mon enfance. »

L’artiste et son œuvre

Dans nos sociétés africaines, une telle scène de dispute entre femmes paraît anodine et banale dans la mesure où la polygamie et l’infidélité de l’homme sont facilement justifiées par la société elle-même. Ce qui sort du lot dans ce cas, c’est la position de la concubine qui est encore sous le lien de certaines obligations relatives à la période de veuvage. L’artiste n’a pas cherché à jouer le rôle du gardien des mœurs et coutumes. Il a pris plaisir à prêter sa voix à une femme exaspérée qui voulait vider son cœur. Que cela n’en déplaise à une certaine catégorie de femmes : les épouses légitimes. C’est là, l’une des multiples facettes de Franco qui adorait naviguer à contre-courant pour bien peindre l’hypocrisie de ses contemporains. Dans cette société, nombreux sont ceux qui condamneraient en public les actes de la concubine, mais qui, en privé, seraient eux-mêmes incapables d’agir autrement.

C’est dans de tels contextes que les œuvres de LUAMBO apparaissent comme des peintures dans lesquelles chacun se retrouve tantôt juge des autres et parfois aussi de soi-même, tantôt victime et enfin tantôt coupable. Ce qu’on retiendrait de cette œuvre n’est pas le rôle joué par la concubine, mais plutôt la dérive morale que l’artiste a décrite avec maestria dans un langage de tous les jours avec des mots choisis pour produire les effets qu’une femme peut bien vouloir contre sa rivale. C’est un cliché du comportement moral de la société « zaïroise » de ce temps là.

L’artiste et son langage

Fidèle à sa tradition, dans cette chanson, les grands traits caractéristiques du langage de LUAMBO MAKIADI sont au rendez-vous. Son langage est direct, franc, populaire, vulgaire, satirique, provocateur, choquant, plein de quolibets…

LUAMBO n’est pas allé par le dos de la cuillère. Il n’est pas, non plus allé puiser dans la subtilité de langage pour faire passer son message. Il a utilisé un langage simple, direct et franc. La chanson a commencé par l’expression d’un ras-le-bol exprimé clairement et directement à la concernée pour enchaîner par un aveu sans vouloir se repentir de l’acte décrié. Le tout avec des mots simples qui ne prêtent pas à des interprétations superflues.

Quand Franco dit : « Tu envoies tes frères me faire la cour pour qu’après tu racontes au mari que moi, je suis légère. Je suis la cigarette Albert, je ne suis pas la cigarette Avalon », il rejoint ici, un parler populaire, voire vulgaire qui ne peut être compris de tous. En effet, par un jeu des mots, il veut dire : « je ne suis pas une femme légère. Je suis plutôt une dure ». En faisant allusion à la cigarette, Avalon était une cigarette légère et bien filtrée prisée par les fumeurs ; alors qu’Albert était une cigarette très forte sans filtre que consommaient souvent les vielles personnes à la place de feuilles de tabac. En proclamant qu’elle est la cigarette Albert, elle voulait dire qu’elle n’est pas du genre à se jeter dans les bras du premier venu. Donc, il ne servait à rien à sa rivale de lui tendre des pièges de ce genre.

Tous les couplets de cette chanson sont remplis de satires, de provocations et de mots choquants bien tirés de l’arsenal des mots amers pour vexer aussi profondément que possible la rivale prise pour cible.

En sommes, à travers cette chanson, LUAMBO n’a fait que peindre l’une des facettes de l’une des réalités qui gangrenaient sa société. Il n’a pas cherché à embellir la situation dans sa présentation, au contraire il l’a présentée telle qu’elle pouvait être vécue, avec des mots qui reflètent les battements des pouls d’une société en perte de vitesse sur le plan moral. Les mots qui forment le langage de LUAMBO sont justement des termes que ce dernier empruntait à sa société et qu’il s’évertuait à les lui rendre bien assaisonnés de belles mélodies. C’est pourquoi par ses œuvres, Franco apparaît comme un vrai peintre populaire, celui qui, pendant longtemps, avait le mieux traduit l’expression profonde de l’âme de sa société dans ses moments de force, comme dans ses moments de faiblesse.

Jean Claude Engbondu Lema
Correspondant Univers-rumba congolaise au Congo RDC
© Copyright Univers Rumba Congolaise

 

LUAMBO MAKIADI immortalisé sur la place des artistes

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A l’occasion du 26ème anniversaire de sa mort, il a été inauguré sur la place des artistes à Matonge, la mythique cité d’ambiance de Kinshasa, un monument haut de deux mètres à la mémoire de François LUAMBO MAKIADI alias Franco, sous haut patronage du Premier Ministre congolais Monsieur Augustin MATATA PONYO Mapon.

Le geste ainsi posé est à la hauteur de ce grand artiste qui a su porter très haut l’étendard de la culture congolaise partout où son devoir l’avait appelé. Son grand mérite est d’avoir imposé sur l’échiquier mondial une musique typiquement congolaise assise sur des valeurs traditionnelles : la « rumba Odemba ».

Une musique qui allie l’élégance du style à l’harmonie et au rythme. Maître de l’école OK JAZZ, LUAMBO MAKIADI est, dans son style, resté inégalé même plus de deux décennies après sa mort. De son vivant, il avait toujours été qualifié de monument de la musique congolaise moderne. Et le voilà aujourd’hui, après sa mort, érigé en monument pour la postérité sur la place des artistes.

Non loin de la place vis-à-vis où pendant longtemps il avait imprimé ses marques, le Grand Maître Franco est de retour au carrefour d’ambiance au rond-point Victoire pour réveiller la mémoire collective qui a acquis la fâcheuse tendance à vite oublier.

Jean Claude Engbondu Lema
Correspondant Univers-rumba congolaise au Congo RDC
© Copyright Univers Rumba Congolaise

 

LUAMBO MAKIADI alias FRANCO

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Un baobab s’est écroulé

C’était un certain 12 octobre de l’année 1989 que celui que le monde artistique a connu sous le pseudonyme de Grand Maître Franco avait quitté cette vie qu’il se plaisait pourtant bien à peindre, non avec un pinceau, mais avec toute la douceur, toute la force et parfois même avec toute la virulence des mots comme il savait si bien le faire. Alors qu’il était encore fort pour pouvoir croquer la vie à belles dents et continuer à caresser certains de ses rêves encore inassouvis, la maladie l’a assujetti, l’affaiblissant jusqu’à l’emporter en cette nuit du 12 octobre 1989 à l’hôpital Mont Godinne en Belgique.

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Franco-LUAMBO-MAKIADIA partir de ce mois anniversaire de la mort de LUAMBO MAKIADI, Univers rumba congolaise prie toute personne intéressée qui voudrait porter son témoignage sur la vie et l’œuvre de cet artiste de bien vouloir le contacter à cet effet. Les photos de l’artiste et d’autres supports pouvant contribuer à honorer sa mémoire tout au long de cette commémoration sont les bienvenus.

 

Dès le 12 de ce mois, jour anniversaire de sa mort, Univers rumba congolaise procédera à la publication d’une série d’articles, de photos et de vidéos en mémoire de ce grand artiste. Les artistes ne meurent pas dit-on, tous ensemble ravivons la mémoire de Franco de Mi Amor.

Hassan-Paulka (Lengo)
© Copyright Univers rumba congolaise

E-mail : larumbacongolaise1@yahoo.fr ou via le formulaire de Contact.

lebo super hp - michelino mavatiku visi
Sous le label « Michita Productions-MMV », l’artiste musicien Michelino Mavatiku Visi sort officiellement son album intitulé « Lebo-super HP » (Horse Power), en format CD cette fois-ci, le mardi 29 septembre 2015. Une œuvre en version remastérisée et d’une qualité artistique exceptionnelle rythmée à la rumba. Elle émerveille déjà le public et suscite des réactions enthousiastes dans les réseaux sociaux.

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FullSizeRenderLes Retrouvailles des anciens musiciens de l’Afrisa International ont été marquées par la réalisation d’un double album CD/ DVD. Les années ont beau s’écouler depuis la disparition de TABU LEY le Samedi 30 Novembre 2013 à Bruxelles, il est toujours aussi difficile de se faire l’idée que “Mokitani ya Wendo” n’est plus parmi nous.
 

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